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En tant que membre du conseil d’établissement du C.C.A.S.S de Tours, j’ai été alerté à plusieurs reprises de graves dysfonctionnements dans les maisons de retraite médicalisées de notre ville, liés essentiellement au manque de personnel (sous-effectif) allant jusqu’au décès de pensionnaires dans la plus totale solitude, faute d’accompagnement et de moyens financiers. La liste est longue des désagréments causés par cette situation. Ceci n’est pas acceptable, nos anciens méritent en effet plus de respect et de considération. Comment notre ville réputée jadis pour sa qualité de vie peut-elle accepter une telle dérive ? Monsieur le Maire, en tant que président de droit de l’ensemble des comités d’établissement des maisons de retraite à caractère public de notre ville, comment pouvez-vous tolérer une telle dégradation ? Qu’avez-vous fait afin d’améliorer leur fonctionnement ? Pourquoi avoir négligé les avertissements du personnel relevant de vos compétences ? Comment avez-vous pu laisser se dégrader certaines installations ? Vous n’êtes pourtant pas sans moyens pour agir. Vous ne pouvez pas encore une fois dégager votre responsabilité et ainsi « botter en touche ». La remise en état , l’entretien ainsi que le fonctionnement de ces institutions sont basés sur un contrat de plan Etat-Région. Or depuis cinq ans, le Centre a pris un retard énorme : aucun crédit n’a été affecté à cet effet. Pourquoi le Premier Vice-Président du Conseil régional que vous êtes n’est-il pas intervenu ? Vous devez donc prendre vos responsabilités afin que chaque Tourangeau puisse bénéficier d’un accès aux soins décent, nos aînés sont en droit de l’attendre de votre part. Ne cherchez donc pas de bouc émissaire et surtout pas le personnel qui fait preuve d’un dévouement exceptionnel dans des conditions de travail extrêmement difficiles. A l’heure où nous vivons de plus en plus longtemps et où nos anciens sont de plus en plus nombreux, le fonctionnement et la gestion de nos maisons de retraite doivent être une préoccupation majeure de tout élu digne de ce nom. Il est inadmissible, qu’en ce début de troisième millénaire des personnes âgées ne vivent pas mieux accompagnées et aidées lors de leur fin de vie. Michel RENOU Le 15 février 2003
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Le drame engendré par la canicule cet été en France avec une surmortalité exceptionnelle n’a épargné ni la Touraine ni notre ville. En effet, avec une augmentation de 83% des décès pour la période du 25 juillet au 31 août (335 décès pour 183 en 2002), les familles tourangelles ont été durement frappées par cette hécatombe qui a ainsi révélé les carences et les dysfonctionnements de notre société. S’il est encore trop tôt pour tirer définitivement toutes les conséquences de cette catastrophe sanitaire et notamment en matière de santé publique, un constat s’impose : l’individualisme, la solitude des personnes âgées, la déliquescence du lien familial et l’indifférence sont certainement au cœur de ce drame. L’individualisme se mutant en égoïsme voire même en non-assistance à personne en danger est une réalité insoutenable et pourtant très actuelle. Le dévouement exceptionnel de celles et ceux qui accompagnent les personnes âgées dans les misères de la vie quotidienne n’est pas en cause. Beaucoup de nos aînés, en raison des départs en vacances de leurs proches et en l’absence de contacts humains, se retrouvent seuls et livrés à eux-mêmes. Certains n’ayant aucune assistance, sont, dès lors au terme des vacances, retrouvés morts. Cette réalité atroce doit nous mobiliser pour trouver les solutions appropriées pour éviter cette apocalypse indigne d’une société soi-disant évoluée, riche, civilisée. A la solidarité familiale, aujourd’hui insuffisante, ne doit pas se substituer, de manière antagoniste, celle de l’Etat ni des collectivités territoriales. On pourra créer des milliers de postes supplémentaires, rénover les maisons de retraites, détecter plus en amont les détresses personnelles ou collectives, si chacun n’y met pas un peu de sien, si nous ne parrainons pas vraiment nos aînés, le système public, malgré le trésor de générosités individuelles, ne fera pas face. L’âge doit conférer des droits. Une écoute. Un respect. Des égards. Sans idéaliser le passé, la réconciliation des générations est un impératif. Avec une vraie proximité, celle de la famille. Bien entendu, si l’attention portée aux personnes âgées est une obligation individuelle à la charge de chacun, elle doit aussi être une priorité pour notre ville. Car cette crise a aussi mis en évidence les dysfonctionnements même si la réalité a été mieux maîtrisée qu’ailleurs et qu’il n’a pas été nécessaire de déclencher le plan « blanc ». Une prise de conscience en matière de prévention est donc nécessaire. Il appartient à notre ville de favoriser un partenariat plus étroit entre tous les acteurs de terrain, médical, paramédical et social, entre le service public et le secteur libéral. Permettre ainsi la création de centre de gestion des appels disposant de tous les numéros utiles ( aide à domicile, soins infirmiers, travailleurs sociaux) à l’image des centres de réception, régulation et transmission des appels qui existent déjà dans le secteur libéral et qui ont fait leurs preuves. Un tel dispositif contribuerait dès lors à désengorger le SAMU ( centre 15) qui pourrait ainsi se consacrer de façon plus efficace et plus sereine à la prise en charge des urgences vitales. Un des enseignements majeurs à tirer de ce douloureux épisode doit inciter les pouvoirs locaux à renforcer les structures médicales existantes et à leur donner les moyens suffisants pour continuer à remplir leur rôle au service du patient. Pour tirer les conclusions de ce mois d’août tragique, nous devons faire preuve d’une extrême lucidité. D’une transparence absolue pour que la vérité et la réalité soient sans aucun fard. Le drame humain auquel nombre de familles doit faire face, interpelle chacun d’entre nous (personnes, familles, associations, collectivités territoriales, Etat) en faisant appel au sens civique et à celui des responsabilités afin qu’une telle hécatombe ne se reproduise plus. Il serait utile qu’un rapport sur la situation à Tours soit présenté au prochain conseil municipal.
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Lors du dernier conseil municipal, Jean Germain s’en est prit directement à deux « institutions » qui depuis des années travaillent très efficacement et discrètement en faveur des « arts plastiques » sur notre ville, leur reprochant leur isolement, vis à vis de la vie culturelle qu’il veut organiser et maîtriser sur Tours. Jean Germain vient donc de prendre pour « nouvelles cibles » l’Ecole Régionale des Beaux arts et le Centre de Création Contemporaine. Pourtant l’Ecole des Beaux-arts, chaque année, forme des artistes plasticiens avec ce que cela peut représenter de vie, d’énergie, d’indépendance, de liberté et parfois même d’impertinence nécessaire à la bonne santé de la vie culturelle dans notre ville, celle-ci permet également à de nombreux amateurs de s’initier aux arts plastiques. Il en est de même pour le CCC qui est devenu, au fil des ans, un espace « incontournable » de l’art contemporain en France et dans notre région, celui-ci présentant régulièrement des œuvres d’artistes vivant. Alors pourquoi mettre en cause, au travers de leurs responsables, ces structures qui ont fait leurs preuves ? Après les disparitions brutales de : l’Historial de Touraine, du centre d’étude des langues vivantes, de la cité internationale, de l’aquarium de Tours…nous ne pouvons nous empêcher de penser, et de nombreuses Tourangelles et Tourangeaux avec nous, qu’il y a sans doute une raison cachée à ces déclarations et se rappeler du dicton populaire qui dit « quand tu veux tuer ton chien dit qu’il a la rage ». Nous nous souvenons tous que la disparition de l’Historial et de l’aquarium cachait un autre projet, que la fin de la cité internationale avait été programmée pour être remplacée par l’auberge de jeunesse…Alors peut être qu’il s’agit là, par exemple de construire, à la place des Beaux-arts… un hôtel ? Par ailleurs la ville de Tours devrait engager une vraie réflexion sur un lieu contemporain permettant de présenter l’art contemporain, au service de jeunes talents de notre ville et capable d’accueillir des artistes confirmés. Il faut se donner les moyens d’être la « Capitale du Val de Loire ».
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Je suis très heureux et très fier de célébrer avec vous, en présence de nombreux artistes, les 25 ans du Centre de Création Contemporaine de Tours. Le CCC est l’un des tout premiers centres d’art fondés en France, grâce à l’engagement, à l’enthousiasme et à l’audace de quelques personnalités marquantes. Et je tiens tout d’abord à vous rendre hommage, cher Alain Julien-Laferrière, pour votre persévérance et pour l’exceptionnel travail de prospection que vous n’avez cessé de mener au cours de ce quart de siècle, auprès des artistes, mais aussi des collectivités territoriales et des élus. Le réseau des centres d’art est, à l’image du CCC, l’un des plus beaux exemples de décentralisation culturelle réussie, fondée sur des dialogues et des partenariats enrichissants entre l’Etat et les collectivités territoriales. Dès leur origine, la raison d’être essentielle des centres d’art fut d’offrir aux artistes vivants une souplesse, un accompagnement, des capacités d’expériences, de réflexions, de productions, de réactivité et d’interactivité nouvelles et complémentaires par rapport aux musées d’art contemporain et aux fonds régionaux d’art contemporain. Par exemple, il m’a été rapporté à plusieurs reprises qu’une fois l’artiste arrivé sur place, et à l’issue d’une réflexion conduite in situ, pour faire référence à une expression et à une démarche chères à Daniel Buren, le projet initial pouvait connaître des évolutions considérables, allant jusqu’à changer de nature et d’orientation. Les centres d’art sont là pour favoriser cette mobilité et cette invention permanentes. Laboratoire, émetteur d’idées, d’utopies et de formes inédites, le centre d’art est aussi lieu de rencontre de l’artiste et du public, un lieu de débats et d’échanges. Les équipes chargées dans ces espaces de création permanente d’accompagner les artistes, inventent tous les jours une véritable pédagogie de proximité, qui place les visiteurs, enfants et adultes, au plus près de la pensée de l’artiste, de sa vision du monde, de sa compréhension de notre société. Le CCC a tenu le pari des centres d’art, d’être des “ lieux expérimentaux qui ne dorment jamais ”, ouverts à tous, nous permettant de forger notre regard sur le monde, sur l’Autre et les autres. Attitude si nécessaire aujourd’hui, et plus forte que toutes les violences, les inquiétudes, les indifférences. Les centres d’art nous permettent de prendre « le temps du regard », pour mieux réfléchir, mieux voir et mieux vivre. Les deux expositions qui nous sont offertes aujourd’hui en sont la parfaite illustration. Nous allons découvrir tout à l’heure l’intervention au château de Tours de l’un de nos plus grands artistes, Daniel Buren, un artiste heureux et passionnant, sans cesse inventeur de nouveaux espaces critiques ou ludiques, et de fait ambassadeur de l’art français dans le monde entier. Je suis très heureux de vous saluer. Vous êtes l’auteur des Deux Plateaux de la cour d’honneur du Palais-Royal que j’ai le plaisir de contempler tous les jours depuis mon bureau au ministère. Le Guggenheim de New York, où vous avez présenté une magistrale exposition de vos œuvres in situ, du 25 mars au 8 juin dernier, est l’expression d’une reconnaissance universelle de votre travail, qui interroge la fonction même du musée, de l’architecture et de l’artiste dans la cité. Nous verrons ce soir le film que Stan Neumann a consacré à cette expérience. Vous êtes fidèle à ce lieu de l’artiste et de la liberté de la création qu’est le centre d’art, dont vous avez été le complice depuis les débuts, et je tiens à vous en remercier. Nous venons de voir Home Sweet Home, une exposition collective sur la “domesticité ”, c’est-à-dire sur notre manière d’habiter nos lieux, mais aussi d’être nomade aujourd’hui. Ces deux explorations confirment l’immense potentiel des centres d’art, pour marier les générations, les problématiques, les écoles et les idées, dans une ouverture d’esprit toujours plus vaste et généreuse envers les créateurs. Il est vrai que leur position encore trop marginale, à mon sens, dans notre société, mérite la plus grande attention, afin de favoriser la constitution d’un patrimoine, en train de s’enrichir des œuvres d’aujourd’hui, qui forment notre patrimoine de demain. Lieu du projet de l’artiste, le centre d’art reste encore, aux yeux du public, un espace à mieux découvrir. A Tours comme dans toute la France, il nous faut, à l’image de ces deux magnifiques expositions, donner plus de visibilité à la création contemporaine. Dès l’an prochain, j’ai tenu à ce que le ministère de la culture et de la communication organise au Grand Palais une grande exposition consacrée aux artistes français contemporains. C’est dans le même esprit que je travaille à l’extension du site de création contemporaine du palais de Tokyo et aux magnifiques projets de Centre européen de la création contemporaine et de Fondation pour la création en France annoncés par le Premier ministre à la FIAC le 10 octobre. Pour mieux faire connaître le réseau auquel appartient le CCC, je lancerai aussi un tour de France pas comme les autres, un tour de France des Centres d’art. Ce parcours nous permettra, tout au long de l’année, de découvrir des projets et des résidences d’artistes, des créations de jardins, des concerts, des performances, des projets de productions multimédia, des courts métrages, des projets éditoriaux et des rencontres professionnelles, qui viendront éclairer des regards des artistes, les initiatives des collectivités publiques et des associations. Ce tour de France nous permettra de tracer, en concertation avec tous les partenaires et les artistes, les perspectives d’évolution et de développement de ces lieux, afin de faciliter la rencontre entre la création contemporaine et un très large public. Tel est l’objectif de la politique que je mène en faveur de la création au niveau national, au sein du gouvernement, pour faire de la France l’un des foyers les plus vivants de la création contemporaine, pour que nos concitoyens apprennent à aimer la création comme ils aiment leur patrimoine. D’abord, grâce à une meilleure sensibilisation aux formes de l’art contemporain dès le plus jeune âge. J’ai installé, mercredi, le Haut Conseil de l’éducation artistique et culturelle, aux côtés de Gilles de Robien, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ensuite, en soutenant nos créateurs et en défendant leurs droits. -
Le Premier ministre a rappelé, à la FIAC, le devoir des institutions soutenues par l’Etat de sélection, de présentation et de promotion des auteurs et des artistes français ou qui ont choisi notre pays pour y travailler. -
C’est aussi pour protéger les droits des créateurs et la propriété intellectuelle, que je présenterai, au nom du gouvernement, le projet de loi sur le droit d’auteur dans la société de l’information dès le mois de décembre au Parlement. -
Pour rendre notre fiscalité plus incitative, le Premier ministre a annoncé à la FIAC que les artistes bénéficieront, pour leurs cinq premières années de déclaration, d’un abattement de 50% sur les revenus tirés de la vente de leurs œuvres. -
Nous travaillons dans le même esprit, à améliorer les conditions de fonctionnement du marché de l’art. Ces mesures témoignent de mon engagement et de l’action du gouvernement en faveur de la création et des artistes. La France peut être fière de ses créateurs et de son réseau extrêmement actif de centres d’art. Et je suis fier que Tours, au cœur de ce réseau national, soit un exemple et un lieu d’invention de l’avenir. Je vous remercie.
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L’opposition a toujours souhaité l’installation de commerces de proximité (boulangerie, bureau de tabac, …) dans le quartier des Deux-Lions. Elle s’est aussi alarmée sur le risque que présenterait un projet d’implantation de centre commercial qui déstabiliserait l’offre existante dans les quartiers voisins. Sur ces questions, le Maire ne nous a jamais répondu précisément. La même désinvolture semble guider sa façon d’agir pour répondre aux inquiétudes des commerçants de Tours. De nombreuses critiques se sont ainsi élevées dans les rangs de l’Union commerciale et artisanale, mais lors de sa dernière assemblée générale, les représentants du Maire, ont observé le même silence, ou usé de la « langue de bois ». Nous déplorons une fois encore le manque de clarté et de franchise de la municipalité sur ce dossier qui nécessite pourtant l’équilibre le plus impérieux. C’est pourquoi l’opposition municipale demande à Jean GERMAIN un rapport sur cette nouvelle installation et sur ses conséquences réelles pour les commerces de notre ville.
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Monsieur le Président du Conseil Général, Cher Marc Pommereau, Monsieur le Conseiller Régional, Cher Jean-Marie Panazol, Monsieur le Premier Adjoint, Cher Jean-Patrick Gille, Madame la Directrice du département Homme et Socièté du CNRS Chère Marie-Françoise Courel, Monsieur le Président de l'Université François-Rabelais, Cher Michel Lussault, Madame la Directrice du Centre d’études supérieures de la Renaissance, Chère Marie-Luce Demonet, Mesdames, Messieurs les Professeurs, Mesdames, Messieurs, Chers Amis, Je suis très heureux de vous retrouver aujourd’hui dans notre ville de Tours, à l’occasion du cinquantenaire du Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance. Votre Centre d’enseignement et de recherche est à la fois une unité de formation et de recherche de l’Université François Rabelais et une unité mixte de recherche du Centre national de la recherche scientifique. Tout au long de ce demi-siècle, vous avez créé, bâti et développé ici, non pas une « école », mais un centre prestigieux qui contribue au rayonnement de Tours et de l’université française, grâce au travail et à l’engagement des enseignants, des chercheurs, des professionnels et des étudiants, qui ne cessent d’explorer et de valoriser le patrimoine exceptionnel de la Renaissance européenne. Je tiens à rendre hommage à toutes celles et à tous ceux qui ont permis de mieux connaître et de mieux faire connaître cette époque de mouvement, de transformation, de renouvellement, de création où, de l’Italie aux Flandres, en passant par l’Angleterre, la Grèce, la France et le Val de Loire, d’illustres penseurs, poètes, artistes, scientifiques, de Pétrarque à Descartes, en passant par Raphaël, Léonard de Vinci, Albrecht Dürer, Lorenzo Valla, Thomas More, Copernic, ont durablement bouleversé, non seulement les codes esthétiques, mais aussi la perception, la représentation et les dimensions du monde. Vos travaux, vos recherches, vos enseignements, portent haut la tradition et la réputation d’excellence de l’université tourangelle. Voue êtes des spécialistes, des érudits, des savants. Et je tiens d’autant plus à saluer votre travail que je suis le ministre de la culture qui a, pour la première fois, exposé au public, dans les salons du ministère, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine que j’ai organisées en 2004, l’original de l’Edit de Nantes conservé dans les coffres des Archives nationales, puis, plus récemment, il y a quelques semaines, à l’occasion du Festival francophone en France et du Salon du livre, l’Edit de Villers-Cotterêt. Oui, ces siècles glorieux virent s’épanouir cet esprit universaliste et humaniste, qu’il n’est jamais vain de faire revivre, parce qu’il fait partie non seulement de l’histoire, mais aussi de notre patrimoine culturel et spirituel. Un patrimoine qu’il est de notre responsabilité à tous de faire découvrir, redécouvrir et partager. En notre temps de mutations profondes, d’incertitudes, d’inquiétudes, d’angoisse, face à l’avenir, de revendications communautaires, de tentations individualistes, d’interrogations sur nos racines, sur notre identité, sur la façon dont nous pouvons et devons vivre ensemble, dans la diversité de nos origines et de nos cultures, l’humanisme de la Renaissance, cette philosophie qui place l’homme, l’universalité de l’être humain, le projet de l’humanité, au cœur des arts, des lettres et de la pensée, apparaît comme une philosophie plus que jamais nécessaire, une philosophie à redécouvrir, à faire vivre et à transmettre, le plus largement possible. C’est pourquoi je suis particulièrement sensible au rayonnement des travaux de recherches que vous menez ici, mais aussi à leur diffusion et à leur valorisation. Ce sont des travaux plus que jamais utiles, parce qu’ils ouvrent le chemin d’un renouveau humaniste et universaliste, mais aussi parce qu’ils plongent aux racines mêmes du projet européen que nous bâtissons aujourd’hui, surgi de cette Europe de la Renaissance, qui était d’abord une Europe culturelle. Parce que nous avons plus que jamais besoin d’Europe, parce que nous avons plus que jamais besoin d’universalité, de curiosité, et d’ouverture à l’autre, vos travaux éclairent notre présent. Selon Rabelais, la Renaissance voit la « restitution de toutes disciplines ». Le Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance, parce qu’il embrasse d’un même geste, d’un même mouvement, l’ensemble de cette période faste, dans toutes ses dimensions – historique, artistique, scientifique, linguistique, philosophique, musicale – , dans la diversité des arts et des métiers, des savoirs et des savoir-faire, rappelle à la mémoire de tous, que l’Europe des grandes découvertes fut d’abord cette Europe de l’esprit, une Europe fière, lumineuse, bercée d’humanisme et avide de nouvelles découvertes. Une Europe qui puisait une force nouvelle de ses racines antiques qui la fascinaient et nous fascinent encore. Je tiens à saluer votre belle bibliothèque virtuelle humaniste, qui a commencé la publication en ligne d’ouvrages du XVIe siècle, conservés dans la région Centre et numérisés à Tours, associée au programme de recherches de deux laboratoires d’informatique, dont celui de l’Université de Tours. Vous jouez là, dans la tradition du Centre, un rôle pionnier. Je crois en l’avenir de notre patrimoine écrit sur les réseaux numériques, afin de le mettre à la disposition de tous les publics, et je souhaite que votre travail soit un exemple pour le grand projet de Bibliothèque numérique européenne qui est en cours de préfiguration. Oui, le Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance construit des passerelles entre les époques, jette des ponts à travers le temps et entre les hommes, en faisant dialoguer notre siècle avec les heures glorieuses de son passé, non par nostalgie, mais pour mieux nourrir l’avenir. Et en ce jour anniversaire, je reprends à mon compte, en transformant un vœu personnel et collectif, l’intitulé de l’un de vos axes de recherche : que la Renaissance en Val de Loire soit aussi la Renaissance du Val de Loire ! Car, comme le disait l’homme illustre qui fonda, il y a aujourd’hui cinquante ans, ce haut lieu de l’esprit, le philosophe Gaston Berger, « passé, présent, avenir s’entremêlent et se conditionnent réciproquement». Je vous remercie.
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Je suis très heureux et très fier de célébrer avec vous, en présence de nombreux artistes, les 25 ans du Centre de Création Contemporaine de Tours. Le CCC est l’un des tout premiers centres d’art fondés en France, grâce à l’engagement, à l’enthousiasme et à l’audace de quelques personnalités marquantes. Et je tiens tout d’abord à vous rendre hommage, cher Alain Julien-Laferrière, pour votre persévérance et pour l’exceptionnel travail de prospection que vous n’avez cessé de mener au cours de ce quart de siècle, auprès des artistes, mais aussi des collectivités territoriales et des élus. Le réseau des centres d’art est, à l’image du CCC, l’un des plus beaux exemples de décentralisation culturelle réussie, fondée sur des dialogues et des partenariats enrichissants entre l’Etat et les collectivités territoriales. Dès leur origine, la raison d’être essentielle des centres d’art fut d’offrir aux artistes vivants une souplesse, un accompagnement, des capacités d’expériences, de réflexions, de productions, de réactivité et d’interactivité nouvelles et complémentaires par rapport aux musées d’art contemporain et aux fonds régionaux d’art contemporain. Par exemple, il m’a été rapporté à plusieurs reprises qu’une fois l’artiste arrivé sur place, et à l’issue d’une réflexion conduite in situ, pour faire référence à une expression et à une démarche chères à Daniel Buren, le projet initial pouvait connaître des évolutions considérables, allant jusqu’à changer de nature et d’orientation. Les centres d’art sont là pour favoriser cette mobilité et cette invention permanentes. Laboratoire, émetteur d’idées, d’utopies et de formes inédites, le centre d’art est aussi lieu de rencontre de l’artiste et du public, un lieu de débats et d’échanges. Les équipes chargées dans ces espaces de création permanente d’accompagner les artistes, inventent tous les jours une véritable pédagogie de proximité, qui place les visiteurs, enfants et adultes, au plus près de la pensée de l’artiste, de sa vision du monde, de sa compréhension de notre société. Le CCC a tenu le pari des centres d’art, d’être des “ lieux expérimentaux qui ne dorment jamais ”, ouverts à tous, nous permettant de forger notre regard sur le monde, sur l’Autre et les autres. Attitude si nécessaire aujourd’hui, et plus forte que toutes les violences, les inquiétudes, les indifférences. Les centres d’art nous permettent de prendre « le temps du regard », pour mieux réfléchir, mieux voir et mieux vivre. Les deux expositions qui nous sont offertes aujourd’hui en sont la parfaite illustration. Nous allons découvrir tout à l’heure l’intervention au château de Tours de l’un de nos plus grands artistes, Daniel Buren, un artiste heureux et passionnant, sans cesse inventeur de nouveaux espaces critiques ou ludiques, et de fait ambassadeur de l’art français dans le monde entier. Je suis très heureux de vous saluer. Vous êtes l’auteur des Deux Plateaux de la cour d’honneur du Palais-Royal que j’ai le plaisir de contempler tous les jours depuis mon bureau au ministère. Le Guggenheim de New York, où vous avez présenté une magistrale exposition de vos œuvres in situ, du 25 mars au 8 juin dernier, est l’expression d’une reconnaissance universelle de votre travail, qui interroge la fonction même du musée, de l’architecture et de l’artiste dans la cité. Nous verrons ce soir le film que Stan Neumann a consacré à cette expérience. Vous êtes fidèle à ce lieu de l’artiste et de la liberté de la création qu’est le centre d’art, dont vous avez été le complice depuis les débuts, et je tiens à vous en remercier. Nous venons de voir Home Sweet Home, une exposition collective sur la “domesticité ”, c’est-à-dire sur notre manière d’habiter nos lieux, mais aussi d’être nomade aujourd’hui. Ces deux explorations confirment l’immense potentiel des centres d’art, pour marier les générations, les problématiques, les écoles et les idées, dans une ouverture d’esprit toujours plus vaste et généreuse envers les créateurs. Il est vrai que leur position encore trop marginale, à mon sens, dans notre société, mérite la plus grande attention, afin de favoriser la constitution d’un patrimoine, en train de s’enrichir des œuvres d’aujourd’hui, qui forment notre patrimoine de demain. Lieu du projet de l’artiste, le centre d’art reste encore, aux yeux du public, un espace à mieux découvrir. A Tours comme dans toute la France, il nous faut, à l’image de ces deux magnifiques expositions, donner plus de visibilité à la création contemporaine. Dès l’an prochain, j’ai tenu à ce que le ministère de la culture et de la communication organise au Grand Palais une grande exposition consacrée aux artistes français contemporains. C’est dans le même esprit que je travaille à l’extension du site de création contemporaine du palais de Tokyo et aux magnifiques projets de Centre européen de la création contemporaine et de Fondation pour la création en France annoncés par le Premier ministre à la FIAC le 10 octobre. Pour mieux faire connaître le réseau auquel appartient le CCC, je lancerai aussi un tour de France pas comme les autres, un tour de France des Centres d’art. Ce parcours nous permettra, tout au long de l’année, de découvrir des projets et des résidences d’artistes, des créations de jardins, des concerts, des performances, des projets de productions multimédia, des courts métrages, des projets éditoriaux et des rencontres professionnelles, qui viendront éclairer des regards des artistes, les initiatives des collectivités publiques et des associations. Ce tour de France nous permettra de tracer, en concertation avec tous les partenaires et les artistes, les perspectives d’évolution et de développement de ces lieux, afin de faciliter la rencontre entre la création contemporaine et un très large public. Tel est l’objectif de la politique que je mène en faveur de la création au niveau national, au sein du gouvernement, pour faire de la France l’un des foyers les plus vivants de la création contemporaine, pour que nos concitoyens apprennent à aimer la création comme ils aiment leur patrimoine. D’abord, grâce à une meilleure sensibilisation aux formes de l’art contemporain dès le plus jeune âge. J’ai installé, mercredi, le Haut Conseil de l’éducation artistique et culturelle, aux côtés de Gilles de Robien, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ensuite, en soutenant nos créateurs et en défendant leurs droits. -
Le Premier ministre a rappelé, à la FIAC, le devoir des institutions soutenues par l’Etat de sélection, de présentation et de promotion des auteurs et des artistes français ou qui ont choisi notre pays pour y travailler. -
C’est aussi pour protéger les droits des créateurs et la propriété intellectuelle, que je présenterai, au nom du gouvernement, le projet de loi sur le droit d’auteur dans la société de l’information dès le mois de décembre au Parlement. -
Pour rendre notre fiscalité plus incitative, le Premier ministre a annoncé à la FIAC que les artistes bénéficieront, pour leurs cinq premières années de déclaration, d’un abattement de 50% sur les revenus tirés de la vente de leurs œuvres. -
Nous travaillons dans le même esprit, à améliorer les conditions de fonctionnement du marché de l’art. Ces mesures témoignent de mon engagement et de l’action du gouvernement en faveur de la création et des artistes. La France peut être fière de ses créateurs et de son réseau extrêmement actif de centres d’art. Et je suis fier que Tours, au cœur de ce réseau national, soit un exemple et un lieu d’invention de l’avenir. Je vous remercie.
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Mesdames, Messieurs les Parlementaires, Monsieur l’Adjoint au Maire, Monsieur le Vice-Président du Conseil général, Monsieur le Directeur général, Monsieur le Doyen, Messieurs les Présidents, Mesdames, Messieurs, Je suis très heureux d’inaugurer, avec ce centre régional de cancérologie, une nouvelle étape du vaste projet de l’hôpital Bretonneau, la plus vaste rénovation hospitalière de France. Je tiens à féliciter l’architecte Aymeric Zublena et son équipe, ainsi que les ingénieurs, les techniciens, les ouvriers et les entreprises qui ont réussi cette très belle réalisation. Vous avez fait de ce centre, non pas seulement un lieu de soins, mais aussi un lieu de santé et surtout un lieu de vie. Pour les patients, bien sûr, car la structure du bâtiment a été entièrement pensée autour de leur accueil et de leur parcours, pour leurs familles et leurs proches, pour la communauté hospitalière toute entière, et pour l’ensemble du personnel qui travaillera ici, dans des conditions dignes de son engagement et de la qualité de l’accueil, grâce aux espaces, au calme, à la sérénité et à la lumière qui imprègnent ces lieux. Cette architecture améliore la qualité de soins, la qualité d’accueil, la qualité des conditions de travail et la qualité du cadre de vie de tous ceux qui viendront, séjourneront ou exerceront ici leurs compétences au service des autres. Tous ces facteurs s’additionnent pour faciliter une meilleure prise en charge globale de cette maladie, qui tue, dans notre pays, 150 000 personnes chaque année. Mais, comme l’a déclaré le Président de la République, qui a lancé la mobilisation nationale, devenue un chantier prioritaire du Gouvernement : « le cancer n’est pas une fatalité. Notre ambition est de faire reculer cette maladie et aussi de changer son image dans notre société ». Ce nouveau centre, qui fait fonction de centre de référence régional en cancérologie, sera à la pointe de ce combat. Je tiens à rendre hommage à l’ensemble de la communauté hospitalière du centre hospitalier régional universitaire de Tours qui rassemble les compétences, les talents, les volontés, les disciplines de toutes les équipes médicales et soignantes, qui se dévouent ici chaque jour et chaque nuit. Vous le savez tous, la lutte contre le cancer est un tout, de la prévention au dépistage et à la recherche, en passant, bien sûr, par la qualité des soins, mais aussi par l’amélioration de la vie quotidienne des personnes malades et de leurs proches, qu’il faut accompagner et soutenir. Les associations et la Ligue en particulier, qui auront toute leur place ici, jouent un rôle essentiel. Je tiens à remercier les bénévoles qui accompagnent les patients et leurs proches pour leur engagement. Ce nouveau centre sera, je l’ai dit, un lieu de vie. Et la culture, l’art, sont au cœur de la vie. Je me réjouis que cette ouverture permette à tous ceux qui vivront en ce lieu d’y rencontrer l’art, l’art vivant, grâce à l’initiative du peintre Christophe Tissot et de l’association « Un vœu, une étoile », que j’ai encouragée, parce qu’elle s’inscrit parfaitement dans le mouvement que je soutiens, à Tours, comme dans l’ensemble de la France, pour faire entrer l’art à l’hôpital, l’art qui relie les hommes, pour rendre ce lieu encore plus humain. Je félicite les entreprises qui se sont engagées dans une action exemplaire de mécénat de proximité, pour soutenir cette exposition aux côtés du ministère de la culture et de la communication, de la ville de Tours et du centre hospitalier régional universitaire. Je tiens à ce que l’hôpital, non seulement ne soit pas exclu, mais participe pleinement aux animations, aux rencontres, aux évènements culturels, comme la Fête de la musique ou Lire en fête, par exemple. L’art embellit la vie. Il lui donne du sens et les dragons de Christophe Tissot sont particulièrement porteurs de sens. Ils nous amènent, que nous soyons patients, visiteurs, membres du personnel, à nous interroger sur les évènements de la vie, sur le cycle du temps, semblable à ce fleuve qui nous est familier, sur l’harmonie de l’homme avec son environnement naturel et culturel. Je me réjouis que cet après-midi, les portes du centre s’ouvriront non seulement, sur des conférences dispensées par les éminents spécialistes réunis ici, et sur des rencontres avec les associations, mais aussi avec l’écrivain Martine Le Coz, qui a écrit Nos lointains et nos proches, après avoir partagé la vie du service d’hématologie. Oui, l’art, la culture, seront aujourd’hui au cœur de l’hôpital, parce qu’ils sont au cœur de l’expérience humaine, au cœur de la vie.
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Madame la Présidente, Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs,Chers Amis, Je suis très heureux de fêter avec vous la réouverture de ce nouveau site rénové, et agrandi, doté de nouvelles salles, qui fait des Studio l’un des plus grands espaces d’art et d’essai de France et un haut lieu non seulement de la culture cinématographique, mais aussi de la vie culturelle de notre ville et de notre région. L’histoire des Studio est d’abord celle d’une passion et d’un engagement. Une passion partagée, un engagement sincère et de qualité, en faveur du cinéma et de sa vocation culturelle dans la cité. Le Studio fut créé, vous l’avez rappelé, il y presque 43 ans, jour pour jour, par des amoureux du cinéma, soucieux de la transmission de la découverte, respectueux de la diversité des langues et des expressions artistiques. Ici, et depuis la première projection inaugurale de Psychose et l’ouverture de nouvelles salles, les Tourangeaux ont toujours su qu’ils pouvaient voir des œuvres en version originale sous-titrée. Des œuvres présentées, expliquées, discutées, et sans doute aimées comme nulle part ailleurs. « Par notre action culturelle, proclamaient les fondateurs des Studio , nous voulions contribuer à un changement de société ». il ne m’appartient pas de dire si vous avez relevé ce pari ambitieux. Mais il est une chose dont je suis sûr, c’est que tous les Tourangeaux ont fait ici, dans l’une des salles du Studio , un jour ou l’autre, une découverte qui a changé notre vision du cinéma. En plus de quarante années d’existence, le paysage cinématographique a bien changé, mais la vision de la toute jeune politique française du cinéma qui prévalait à l’époque de la création du Studio, au temps fondateur d’André Malraux, continue à m’inspirer aujourd’hui. L’avance sur recettes et l’art et essai sont toujours deux des piliers de ma politique de la création cinématographique et de développement des publics. Plus que jamais aujourd’hui, pour assurer le rayonnement du cinéma français en France et dans le monde, pour défendre et relocaliser les emplois, les métiers, et les compétences des artistes et des techniciens, il faut, et c’est mon rôle et ma mission de ministre de la culture et de la communication, promouvoir le développement des œuvres nouvelles, encourager la réalisation de premiers films, courts et longs, soutenir les écritures innovantes. Il faut aussi que les œuvres puissent être vues dans de bonnes conditions, dans des salles modernes, où l’accueil des publics aille un peu plus loin que l’attribution d’un billet d’entrée. Comme je l’ai déclaré, le 18 octobre dernier, à l’avant-veille de l’adoption par la conférence générale de l’UNESCO, de la Convention internationale sur la diversité culturelle, en recevant au ministère, l’Association française des cinémas d’art et d’essai à l’occasion de son cinquantenaire, l’art et essai, c’est cet accompagnement, ce « plus », qui fait de la cinéphilie, non plus une exception réservée à quelques happy few, mais une passion partagée, un véritable amour du cinéma de toutes les époques et de tous les pays. Oui, amener les publics vers des œuvres qu’ils n’iraient peut-être pas voir spontanément, faire connaître ces œuvres, créer l’envie de les découvrir, c’est une passion, et je tiens à rendre hommage à l’engagement des animateurs et des bénévoles, cinéphiles et actifs, de votre association, qui ont su faire vivre l’esprit pionnier de vos débuts ; c’est un travail aussi, un travail collectif, et je me félicite que votre association emploie 19 salariés. L’origine latine du mot Studio, venu dans notre langue via l’italien et l’anglais, renvoie à l’atelier, au travail, aux efforts qui vont de pair avec le talent du peintre, de l’artiste. Je tiens à rendre hommage à votre travail, qui a permis aux Studio de devenir une véritable locomotive pour le cinéma d’art et d’essai, non seulement pour notre ville, mais aussi pour notre région, au rayonnement national. Au titre des labels d’art et d’essai, « recherche et découverte », « jeune public », « patrimoine et répertoire », au titre de l’aide sélective à la création et à la modernisation des salles de cinéma, au titre enfin du fonds de soutien, votre association a bénéficié d’un accompagnement de l’Etat et d’une aide importante du CNC, et je m’en félicite. Grâce à leur programmation, grâce à leur nouvelles salles confortables, équipées en son numérique, accessibles aux personnes handicapées, grâce à votre action culturelle, à la richesse de votre centre de documentation–bibliothèque, qui bénéficie du Centre National du Livre, grâce à l’accueil de la Cinémathèque de Tours, dont les rendez-vous du lundi soir sont très prisés des cinéphiles, grâce à votre ouverture sur l’ensemble de vos partenaires, que je tiens à remercier, en particulier Radio Béton, le Centre chorégraphique national de Tours, Fenêtre sur Jazz, grâce au soutien de la ville, du Conseil général et du Conseil régional, les Studio abordent une nouvelle page de leur histoire associative, culturelle et humaine, dans la fidélité à l’esprit qui les a vu naître et se développer. Il est un domaine de votre action pour lequel je tiens particulièrement à vous féliciter et à vous encourager, c’est le travail essentiel que vous accomplissez auprès des jeunes publics, et qui rejoint mon propre engagement d’élu tourangeau, et de ministre, en faveur de l’éducation artistique et culturelle. Vous avez mis en place un programme remarquable dans ce domaine, en prenant des initiatives avec des enseignants cinéphiles, en menant des réflexions et des actions pédagogiques. Aux côtés des enseignants et des élus, dans le cadre des programmes d’éducation au cinéma, comme Collège au cinéma, avec le soutien du CNC et des collectivités territoriales, vous formez ainsi les prochaines générations d’amoureux du 7e art, les publics de demain, en les armant d’un regard critique, d’une connaissance des rouages du cinéma, et ses métiers et de ses professionnels, dans leur diversité. C’est, je le répète, une mission essentielle, une action exemplaire au service de l’amour et de la connaissance du cinéma, qui est, à Tours, dans notre région, comme au plan national et international, l’une des plus belles expressions du rayonnement de notre culture. Je vous remercie.
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Monsieur le Maire, cher Michel Cosnier, Monsieur le Président du Conseil général, cher Marc Pommereau, Monsieur le Président du Conseil régional, cher Michel Sapin, Monsieur le Préfet, Madame la Directrice générale, Monsieur le Président, cher Serge Caillet, Mesdames, Messieurs, Chers amis, C’est avec une grande joie que je vous retrouve aujourd’hui à Château-Renault, dans vos locaux étendus et rénovés. Et je me souviens ici aujourd’hui, de la création, en 1991, de l’Atelier de Production Centre Val-de-Loire (APCVL), sous une forme associative. Vous savez que j’ai encouragé son développement, lorsque je siégeais au conseil régional du Centre. Je me souviens aussi de cette expérience, et elle m’est très utile, lorsque je défends le rayonnement de la France, de son cinéma et de sa culture en Europe et dans le monde. Vous le savez, le cinéma a connu en 2004 une année faste en France, avec près de 195 millions d’entrées en salles. La part de marché du cinéma français a atteint des niveaux élevés, à plus de 38%. Ces chiffres sont les meilleurs depuis 20 ans. 203 longs métrages français ont été produits, qui ont bénéficié d’une mesure décidée par le gouvernement en 2004 : le crédit d’impôt. Je me réjouis de ces résultats qui montrent à la fois le dynamisme de la création cinématographique française et le goût du public pour un cinéma varié, de qualité, en provenance de tous les horizons. Au-delà de nos frontières, les recettes d’exportation des films français ont dépassé 120 millions d’euros en 2003. Après avoir signé la première convention pionnière avec la Région Centre, le 20 septembre dernier à Orléans, j’ai tenu à apporter personnellement mon paraphe à ces avenants, pour marquer l’importance de l’engagement de l’Etat, aux côtés de la Région. Car telle est ma conception de la décentralisation culturelle, où l’Etat assume pleinement ses responsabilités, et où tous les partenaires, Etat, collectivités territoriales, professionnels, agissent ensemble dans un même but : préserver et développer la diversité, la qualité, le dynamisme et la vitalité des créations cinématographiques et audiovisuelles. Les textes que nous allons signer incitent encore davantage la Région à investir dans le cinéma et l’audiovisuel. En effet, comme vous venez de le rappeler, nous allons signer deux avenants. Le premier porte sur l’extension de l’aide à la production audiovisuelle que j’ai décidée. Le second sur l’engagement financier de l’Etat qui s’élève au total à 415 000 €. Cet engagement exerce un effet de levier important, puisque, pour deux euros investis par la région, l’Etat apporte en retour un euro. Cette convention est un acte majeur de soutien à la production et aux tournages en région, c’est-à-dire à l’activité, à l’emploi, à l’attractivité. Et je me réjouis que le bon exemple de la région Centre ait été très largement suivi. A Orléans, j’avais annoncé que dix régions devaient signer de telles conventions en 2004. Cet objectif a été largement dépassé et je m’en félicite : 17 régions ont signé en 2004, 2 en 2005 et j’ai assisté personnellement à la signature de la convention avec la région Auvergne, au château de Ravel, où ont été tourné Les Choristes, le 29 janvier dernier. 5 nouvelles conventions sont en cours de discussion et je compte bien qu’elles aboutissent au cours de cette année. Ainsi, 23 ou 24 régions françaises, sur 26, se seront engagées, aux côtés de l’Etat dans ce grand mouvement que j’ai impulsé, de soutien à la création, au rayonnement de notre cinéma et au développement de l’emploi des artistes et des techniciens du cinéma et de l’audiovisuel dans nos régions. Ce mouvement aura des conséquences très positives, non seulement sur le dynamisme de la production cinématographique française, mais aussi sur notre économie, au bénéfice notamment des industries techniques, et sur l’attractivité de nos territoires. Ce mouvement prolonge l’accompagnement que les pouvoirs publics n’ont cessé de garantir aux professionnels du cinéma depuis près de soixante ans, en aidant les salles, en aidant les producteurs, en améliorant sans cesse la réglementation, pour permettre à cette industrie, à cet art, de se développer et d’exister aux yeux du monde comme l’une des plus grandes cinématographies. Comme je l’ai dit à Clermont-Ferrand, en ouvrant la 27e édition du festival du court métrage, le court métrage est un véritable laboratoire de la création, mais aussi une école permanente des talents. C’est pourquoi j’ai tenu à ce que les régions développent leur action en faveur de la production de courts métrages en s’appuyant sur les conventions Etat-CNC-Régions. Là aussi, la région Centre et l’Etat montrent l’exemple : en 2004, sur les 21 projets aidés au titre de l’aide à l’écriture et au développement, 10 sont des projets de longs métrage et 11 des courts métrages. Au titre des aides à la production, 9 projets de courts métrages ont été aidés, ce qui place la région parmi les toutes premières de France pour l’aide au court métrage. Je rappelle que c’est grâce à l’engagement de la région et de l’Atelier de Production Centre Val de Loire (APCVL) qu’ont émergé de nombreux talents. Je pense, ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, à l’éblouissante prestation d’Elodie Bouchez et de Natacha Régnier dans La Vie rêvée des anges, d’Erick Zonca, couronnée à Cannes, en 1998. Je me réjouis enfin que la convention comporte un partenariat actif de la direction régionale des affaires culturelles et de la Région pour développer le soutien à la diffusion culturelle, par des opérations d’éducation artistique au cinéma et à l’audiovisuel, notamment dans les lycées. Parmi tous ces jeunes amateurs de cinéma, nous préparons aussi l’avenir du cinéma français, en formant les jeunes talents de demain. Je me réjouis que notre région soit une région pionnière et active, qui donne le « la » de l’accueil des tournages. J’ai tenu à ce que le Centre National de la Cinématographie apporte son soutien au « Guide mode d’emploi » de l’APCVL qui est devenu une véritable « Bible » pour tous les professionnels, les formateurs, les créateurs. Sa mise en ligne sur internet en assurera une diffusion que je souhaite encore plus large. L’APCVL va bientôt devenir un établissement public de coopération culturelle (EPCC). Je souhaite que cette nouvelle configuration s’inscrive dans la continuité et dans la fidélité à ses valeurs et à l’esprit qui a présidé à son action depuis sa création. Je souhaite que cette nouvelle étape permette de donner à l’Atelier encore plus de force et d’efficacité dans l’exercice de ses missions, dans le respect des hommes et des femmes qui l’animent. Car l’essentiel n’est pas le statut juridique de l’établissement, mais ses objectifs, ses moyens, ses missions, son équipe. Je n’ai pas par principe de religion toute faite sur telle ou telle formule juridique, pourvu qu’elle soit adaptée à ses missions, qu’elle permette de développer ses moyens d’action et de préserver les hommes. Compte tenu de l’importance de l’engagement de l’Etat et des objectifs communs que nous poursuivons, je souhaite naturellement que l’Etat soit représenté au sein du conseil d’administration de l’EPCC. Notre politique culturelle commune doit continuer à porter ses fruits, grâce à l’addition de toutes les énergies. Vous le savez, et cette question est aujourd’hui au cœur du débat sur l’Europe, les délocalisations inquiètent nos compatriotes. Cette inquiétude nuit à l’idée qu’ils se font de l’Europe. Avec vous tous, et avec les professionnels, nous avons commencé à relocaliser un maximum de tournages sur notre territoire, à préserver plusieurs milliers d’emplois, à susciter de nouvelles vocations et de nouvelles créations, à mieux faire connaître les ressources de notre patrimoine. Continuons. Ensemble. Tel est le sens des engagements que nous signons aujourd’hui.
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C’est avec le temps que l’on gagne le cœur du public et que l’on inscrit dans l’histoire culturelle d’un pays ou d’une ville un Festival qui n’est toujours au départ qu’une simple ossature. Occasion manquée pour Tours. Une de plus. Et trois de déjà perdues : le Festival de Meslay, pour son prestige et sa qualité, les Tournées Baret pour leur caractère véritablement populaire, enfin le Festival « De l’Encre à l’Ecran » pour son originalité pédagogique. Oui, une vraie politique culturelle s’inscrit dans la durée, s’assure de ses moyens, projette ses ambitions dans l’avenir. Si tel n’est pas le cas, point n’est besoin alors de parler de politique culturelle mais simplement de tactique culturelle, agissant au coup par coup et laissant au public le soin de s’y retrouver. C'est-à-dire de s’y perdre. Les rebondissements successifs - disons plutôt les collages, décollages et recollages successifs du Festival « De l’Encre à l’Ecran » - illustrent parfaitement le manque de vision à long terme de la Ville de Tours en matière de politique culturelle. Au bout de quatre ans, alors que ce Festival est en pleine élaboration, que des crédits sont engagés, que le public – notamment les scolaires – attendent de se retrouver autour d’une programmation souvent originale, la municipalité décide arbitrairement de donner un coup d’arrêt à cette manifestation. Motif, mon Adjoint ? Trop cher, trop peu fréquenté ! Rompez les rangs. Rangez vos pellicules. Repassez l’année prochaine ! L’ouvreuse est partie sans laisser d’adresse ? Evidemment, elle n’en avait jamais eue qu’à titre temporaire. Ceci n’est pas tenable sur trois plans : le respect du public, le respect de celles et ceux qui en sont les artisans, le respect de la parole donnée. Le public reste toujours à conquérir. Et sans cesse à reconquérir. C’est là sa grandeur et son pouvoir. Rappeler, comme le fait la municipalité, que ce Festival n’est pas assez fréquenté, c’est oublier toute l’histoire des Festivals dans notre pays, festivals qui n’ont toujours été, en leur commencement, qu’un verbe auquel il fallait donner chair et souffle. Nos pensées vont tout autant à celles et ceux qui ont donné de leur temps, de leur passion, de leur énergie pour que ce Festival - voulu par la ville de Tours – passe de l’idée à la réalité, à tous celles et tous ceux qui attendaient que ce Festival vive et qui se retrouvent aujourd’hui orphelins de père. Ou plutôt, orphelins de maire ! Leur amertume doit être grande, et le cours de l’histoire culturelle - que le président du Festival « l’Encre à l’Ecran » a si souvent souhaité, et à juste titre, inscrire dans le paysage politique européen - bien bousculé. En effet, ne nous y trompons pas, l’immense écrivain qu’est Jorge Semprun, Président du Festival « De l’Encre à l’Ecran », doit méditer – et on le comprend - sur le pouvoir si particulier de la rose de Touraine à faire refleurir les épines en automne. Coupez ! Quant au respect de la parole en matière de politique culturelle, elle se mesure à la continuité des moyens qui assurent la pérennité du choix et de la décision. Reprendre sa parole et la reprendre de cette manière-là, c’est témoigner publiquement de son incapacité à gérer concrètement l’avenir, à anticiper rigoureusement des moyens à donner, à construire authentiquement une vraie politique culturelle capable de prendre en charge le souci de tout un chacun d’accéder à la culture. Et à la culture sous toutes ses formes, celles exigeant précisément du temps pour être acceptées et intégrées de tous et par tous ! Peut-être est-ce là, au fond, la définition d’une culture élitiste souhaitée puis déniée par une municipalité de gauche ?
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ASQBM (Association pour la Sauvegarde du Quartier Blanqui- Mirabeau) Lettre adressée à : la NR // Copie : Mairie de Tours; Préfecture 37 ; Tours+ ; SITCAT ; Députés 37. Objet : A propos de votre article « l’espace public n’est pas un garage », du 22-23/02/03. Tours, le 01/03/03 Madame, Monsieur, L'article de la Nouvelle République du 22-23/02/03, "l'espace public n'est pas un garage" ('interdiction de stationner à Tours plus de 24 heures à la même place) a des conséquences surprenantes que nous évoquons dans notre courrier ci-joint. A Tours, un arrêté municipal limite à 24 heures tout stationnement. Alors que l'article du code de la route interdit de laisser son véhicule stationné plus de 7 jours au même endroit. Nous souhaitons apporter quelques remarques quant aux conséquences de ces mesures particulièrement surprenantes : 1. Ceux qui ont le projet d’habiter Tours doivent être prévenus qu’ils n’ont pas le droit de laisser leur véhicule garé dans la rue plus de 24 heures. 2. Ceux qui habitent déjà Tours savent désormais (la NR dans un article du 22-23/02/03 nous a appris l’existence de ces deux mesures pour le moins étonnantes), qu’ils ont actuellement dans leur propre ville, obligation d’adopter une ou plusieurs des possibilités suivantes: - Obligation de louer ou acheter une place de parking ou un garage. Les tourangeaux ont-ils bien été informés de cette charge supplémentaire ?
- Notons au passage les conséquences de cette mesure qui: favorise une fois de plus les immeubles sans âme, puisqu’en général pourvus de parking, au détriment de l’ancien, porteur de patrimoine, et ne favorise pas la mixité. - Obligation de déplacer leur véhicule tous les jours sans exception, toute l’année. Sous peine d’être considérés comme « voiture-ventouse », les riverains doivent donc pour éviter la "fourrière" et respecter cette mesure :
- Chaque jour où ils n’utilisent pas leur voiture, circuler dans leur quartier à la recherche d’une nouvelle place de stationnement… - Utiliser exclusivement leur voiture pour se déplacer ! Il est donc préférable d’abandonner la marche, le vélo ou les transports en commun et bien sûr il est exclu de partir en vacances ou en week-end sans sa voiture. - De même, cette mesure favorise les déplacements en voiture de ceux qui n’habitent pas Tours qu’ils sont ainsi incités à encombrer et polluer. Une telle conséquence n’est-elle pas absurde, surtout à l’heure de la lutte contre la pollution et l’effet de serre? - Obligation de ne pas avoir de voiture.
- Mais la carence des transports en commun et l’entrave que représente les voitures pour les piétons et les cyclistes imposent pour cette option, une très forte prise de conscience écologique…ou tout au moins l’attente de l’augmentation inéluctable du prix de l’essence . Propositions : - Le projet de plan de déplacement urbain rendu par le SITCAT ne mentionne pas cette disposition anti-écologique. - Pourquoi l’espace publique tourangeau appartiendrait plus aux utilisateurs extérieurs ou aux résidents qui font 50 mètres en voiture pour chercher leurs enfants à l’école, qu’aux riverains utilisant plus parcimonieusement leur véhicule? La situation actuelle n’est vivable que par la tolérance de la police, ce qui n’est pas une solution. Nous proposons de: - Généraliser le parking payant et offrir aux riverains un tarif résident .
- Développer une politique des transports doux ambitieuse, objectif du plan de déplacement urbain pour favoriser la venue des non-tourangeaux au sein de notre ville.
Veuillez agréer Madame, Monsieur, l’expression de nos meilleurs sentiments, Pour l’ASQBM, H. Buisson .
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Lors du dernier conseil municipal, Jean Germain s’en est prit directement à deux « institutions » qui depuis des années travaillent très efficacement et discrètement en faveur des « arts plastiques » sur notre ville, leur reprochant leur isolement, vis à vis de la vie culturelle qu’il veut organiser et maîtriser sur Tours. Jean Germain vient donc de prendre pour « nouvelles cibles » l’Ecole Régionale des Beaux arts et le Centre de Création Contemporaine. Pourtant l’Ecole des Beaux-arts, chaque année, forme des artistes plasticiens avec ce que cela peut représenter de vie, d’énergie, d’indépendance, de liberté et parfois même d’impertinence nécessaire à la bonne santé de la vie culturelle dans notre ville, celle-ci permet également à de nombreux amateurs de s’initier aux arts plastiques. Il en est de même pour le CCC qui est devenu, au fil des ans, un espace « incontournable » de l’art contemporain en France et dans notre région, celui-ci présentant régulièrement des œuvres d’artistes vivant. Alors pourquoi mettre en cause, au travers de leurs responsables, ces structures qui ont fait leurs preuves ? Après les disparitions brutales de : l’Historial de Touraine, du centre d’étude des langues vivantes, de la cité internationale, de l’aquarium de Tours…nous ne pouvons nous empêcher de penser, et de nombreuses Tourangelles et Tourangeaux avec nous, qu’il y a sans doute une raison cachée à ces déclarations et se rappeler du dicton populaire qui dit « quand tu veux tuer ton chien dit qu’il a la rage ». Nous nous souvenons tous que la disparition de l’Historial et de l’aquarium cachait un autre projet, que la fin de la cité internationale avait été programmée pour être remplacée par l’auberge de jeunesse…Alors peut être qu’il s’agit là, par exemple de construire, à la place des Beaux-arts… un hôtel ? Par ailleurs la ville de Tours devrait engager une vraie réflexion sur un lieu contemporain permettant de présenter l’art contemporain, au service de jeunes talents de notre ville et capable d’accueillir des artistes confirmés. Il faut se donner les moyens d’être la « Capitale du Val de Loire ».
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Monsieur le Ministre, Madame la Secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe, Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs, Monsieur le Président du Conseil général, Cher Marc Pommereau, Mesdames, Messieurs les Elus, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, Chers Amis, Je suis très heureux et très fier de vivre avec vous ce moment fort de partage et d’émotion, qui est plus qu’une inauguration. Le cloître de la Psalette, joyau de notre patrimoine, merveille de l’art flamboyant et de la renaissance, restauré, mis en lumière et en musique, trouve une nouvelle vocation, conforme à son histoire et au rayonnement que je souhaite pour notre ville, avec le Centre culturel européen Saint Martin de Tours. En tant que ministre de la culture et de la communication, représentant de l’Etat, en tant qu’élu Tourangeau, c’est une grande joie que je vous propose de partager ce soir. Oui, Tourangeaux, de cœur ou d’adoption, qui habitez notre belle cité ou êtes venus de tous les horizons, de notre région, de notre pays, de notre continent, sur les traces des pèlerins du Moyen-Âge, venez ouvrir les routes nouvelles de l’Europe d’aujourd’hui ! J’ai voulu marquer ce soir un symbole fort de notre passion commune pour le patrimoine, emblématique de notre histoire, de notre mémoire, de nos racines, de notre identité, de notre fierté. Cette fierté, c’est d’abord celle du travail, du talent, du savoir-faire, du métier, de toutes celles et de tous ceux qui ont accompli ces magnifiques travaux de restauration, financés intégralement par l’Etat, par le ministère de la culture et de la communication et confiés, sous la direction de la conservation régionale et de l’architecte en chef des monument historiques, à des entreprises hautement spécialisées de notre région. Pour vous donner la mesure de l’engagement de l’Etat, je précise que les crédits que j’ai mobilisés pour ces travaux s’élèvent à près d’un million d’euros, auxquels s’ajoutent 1,6 millions d’euros consacrés par mon ministère cette année à l’entretien et à la restauration de la cathédrale. Je tiens à remercier et à rendre un hommage particulier à ces entreprises, à leurs salariés et aux Compagnons du Devoir. Ces hommes de métier sont formés au cours de leur tour de France par le voyage et la transmission des savoir-faire. Ils sont animés, selon les termes de Péguy, « du même esprit, du même cœur et de la même main » que les bâtisseurs des cathédrales qu’il exaltait, parce qu’il voyait en eux, à la fois des ouvriers et des artistes, produisant, créant de leurs mains, de leur goût, de leur grâce, de leur génie, de véritables chef-d’œuvres. Vous pourrez mieux connaître ces métiers grâce aux démonstrations et à l’exposition qu’ils nous présentent ici. Oui, vous êtes les héritiers, les continuateurs de ces « bâtisseurs d’éternité » qu’évoquera le magnifique spectacle que nous verrons tout à l’heure et qui fera revivre, au son des chants d’hier et d’aujourd’hui, cette longue chaîne du temps qui a permis au rêve de devenir réalité. Je remercie chaleureusement CozTen, auteur-réalisateur-scénographe, Vincenzo Izzy, compositeur, et l’ensemble vocal « Diabolus in musica », de faire revivre dans ce lieu la polychromie et la polyphonie, qui sont sa vocation première, puisque la Psalette, au sens propre, est une école de musique, une manécanterie, où l’on enseigne les psaumes, les poèmes et les chants. En mettant ce cloître en lumière, en le faisant vibrer au rythme et à l’unisson de leurs voix, ils nous montrent combien notre patrimoine est vivant, combien nous pouvons lui insuffler une vitalité, un dynamisme, un rayonnement nouveaux, parce qu’il est une source essentielle, pour notre ville, pour notre région, d’intelligence, d’attractivité, d’activités, d’emplois hautement qualifiés. Oui, ce patrimoine n’est pas fait que de pierres, fussent-elles aussi fragiles, aussi ciselées et aussi décorées que notre beau tuffeau de Touraine. Notre patrimoine est aussi bâti sur un socle de valeurs communes. Et quelle valeur plus solide, plus actuelle, plus féconde, que celle qu’incarne Saint Martin, l’homme, le soldat, le païen, le paysan - c’est le même mot en Latin - qui, deux ans avant de se faire baptiser et de quitter l’armée romaine pour se consacrer à sa mission d’évangélisation et fonder le premier monastère d’occident, se saisit, en une scène immortalisée par Sulpice Sévère, et devenue l’un des grands thèmes de l’art occidental, de son épée pour couper en deux son manteau, et habiller le pauvre, son prochain ? 220 villes et communes portent son nom en France et 3700 monuments lui sont dédiés, plus de 500 en Espagne, 700 en Italie, 350 en Hongrie, 44 églises en Croatie. Il y a 12 cathédrales Saint Martin en Europe. Oui, cette valeur du partage, incarnée par Saint Martin, la plus haute, la plus intemporelle, la plus spirituelle valeur de l’art et de la culture, nous réunit ici aujourd’hui. C’est une valeur profondément européenne, parce qu’elle conjugue l’unité et la diversité, la conscience de notre identité et le respect de celle de l’autre. C’est une valeur plus forte que l’exclusion, la fermeture, le rejet. C’est une valeur d’ouverture, d’attention, de dialogue, de générosité, de découverte, de connaissance, de curiosité, conforme à la vocation de cette librairie, de ce scriptorium, aujourd’hui restaurés. L’Europe est ainsi. Elle n’est pas un bloc uniforme et figé. Elle est riche de sa diversité, de sa créativité, de ses projets, de ses valeurs partagés. L’Europe du Conseil de l’Europe, qui fut en quelque sorte le précurseur de l’Union européenne, c’était avant tout, au temps de la guerre froide, où le monde était divisé en deux blocs antagonistes, celle d’une certaine idée de l’homme, des droits de l’homme, de la liberté, de l’humanité, de la justice, et de la culture. Je me réjouis, Madame la Secrétaire générale adjointe, de ce que nous retrouvions aujourd’hui cette inspiration d’une Europe concrète, d’une Europe qui n’est pas seulement celle des institutions, mais avant tout, celle des projets et des hommes. Né en Hongrie, non loin de Szombathely [zombotei], dont je salue le maire, ici présent, Saint Martin a passé sa jeunesse en Italie - je salue Madame le Maire de Pavie, qui est aussi parmi nous - en sillonnant l’Europe, à travers la France, bien sûr, mais aussi la Croatie, Monsieur le Ministre, l’Allemagne, la Slovénie, la Belgique…Je vous remercie d’être venus de tous ces pays témoigner que ce passeur de frontières était un précurseur des itinéraires culturels, des itinéraires du patrimoine que nous voulons promouvoir ensemble aujourd’hui. Au sein du Conseil de l’Europe qui en a pris, le premier, l’initiative, mais aussi, au sein de l’Union européenne. Les rencontres pour l’Europe de la culture que j’ai organisées en mai dernier à Paris, ont notamment proposé la création d’un label « patrimoine de l’Europe », pour mettre en valeur la dimension européenne des sites et des monuments historiques et développer ou renforcer les échanges culturels et humains entre les 450 millions de citoyens européens. Il s’agit de décerner ce label à des monuments et à des sites qui ont compté dans l’histoire européenne, en s’inspirant du modèle de l’UNESCO « patrimoine mondial de l’humanité » et des travaux du Conseil de l’Europe. C’est pourquoi je crois beaucoup au potentiel de développement touristique et économique de l’itinéraire culturel européen autour de Saint Martin de Tours. Le Centre européen que nous inaugurons ce soir est exemplaire de ce que permet d’accomplir l’addition des énergies et des intelligences qui se mobilisent autour d’un projet culturel partagé. Porté avec passion par son président Bruno Judic et toute l’équipe de l’association, accompagné par le Conseil de l’Europe, par l’Etat et par le conseil général, le centre, dont nous allons signer dans un instant l’acte fondateur, a pour mission de sauvegarder et de valoriser notre patrimoine, de développer notre itinéraire de villes, de territoires, de savoirs, de rencontres et de découvertes, réunis sur les mêmes chemins, ceux de Saint Martin, ceux de notre histoire, de notre culture, de notre présent, de notre avenir, de notre destin communs. Je vous remercie.
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Monsieur le Préfet, Monsieur le Vice-Président du Conseil général, Monsieur le Premier Président de la Cour d'appel, Monsieur le Bâtonnier, Monsieur le Président du COBATY Tours, Mesdames, Messieurs, Je tiens tout d’abord à vous remercier pour votre invitation. C'est avec un grand plaisir que je vous rejoins à Tours, au terme d’une semaine où une part de mes activités ministérielles ont été consacrées à la création et à l’avenir. J’étais tout à l’heure auprès du Premier ministre, au siège d’une entreprise de jeux vidéos, pour annoncer le plan du Gouvernement en faveur de la création numérique. Mercredi, j’ai présenté en conseil des ministres une communication sur la création artistique et culturelle et fait le point des mesures que nous avons prises pour relancer la création et la replacer au cœur de nos politiques culturelles. Un pays qui crée, qui innove, surtout quand il a un patrimoine aussi riche que le nôtre, est un pays qui va de l’avant, s’adresse à son temps et au reste du monde. Oui, la création, c’est l’avenir de notre pays, de notre région, de notre ville. Vous êtes, vous aussi, des créateurs, des concepteurs, des bâtisseurs, des constructeurs, des aménageurs de nos bâtiments, de notre territoire, de notre cadre de vie. Mais aussi de valeurs, d’éthique, d’avenir. Tel est bien le sens de votre réunion et de vos débats d’aujourd’hui. Je sais la somme de compétences, de connaissances, d’expériences et de qualités professionnelles que vous représentez. Vous allez évoquer les multiples enjeux juridiques, techniques, scientifiques, économiques du développement durable dans les domaines de l’urbanisme et de la construction. Je tiens à vous dire combien je compte sur vos travaux, votre réflexion, votre force de proposition, pour nourrir mon action et mes projets d’élu et de responsable politique. Car les enjeux qui sont devant nous sont à la fois difficiles, exigeants et passionnants. Ils sont aussi culturels et politiques. « Satisfaire les besoins de la génération actuelle, sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins » : oui, si l’on retient cette fameuse définition de Gro Harlem Brundtland, qui servit de socle au premier Sommet de Rio, le développement durable, c’est d’abord « notre avenir à tous ». Il nous concerne tous, que nous soyons responsables politiques, économiques, entrepreneurs, experts ou hommes de l’art, citoyens, engagés ou non, dans notre cité, dans notre région, citoyens d’un monde de plus en plus conscient des défis planétaires que nous avons à relever, non pas demain, mais aujourd’hui, pour vivre ensemble, c’est-à-dire pour habiter cette terre, notre seule planète, que selon le proverbe amérindien, « nous empruntons à nos petits-enfants ». Il faut agir et il faut agir maintenant. Bien sûr, tout changement dans nos habitudes ou dans nos façons de faire entraînera des coûts supplémentaires. Mais aussi l’émergence de nouveaux savoir-faire, de nouvelles compétences, de nouvelles performances, de nouveaux marchés. Je suis convaincu des gisements d’activités, d’emplois, du potentiel de commandes, qu’apporteront les réponses et les solutions techniques que vous imaginez pour rendre notre ville, notre cadre de vie du futur, durable. C’est pourquoi je n’oppose pas environnement et croissance. Le temps de l’utopie de la « croissance zéro » est révolu. Le développement durable comporte trois piliers et chacun d’entre eux assure la solidité de l’ensemble de l’édifice : - un pilier économique, qui vise des objectifs de croissance et d’efficacité. Les services que vous offrez ou inventez sont d’abord des résultats, même s’ils sont le plus souvent rémunérés en fonction de ce qu’ils dépensent et non de ce qu’ils permettent d’économiser ;
- un pilier social, et je dirais aussi culturel, pour satisfaire les besoins des hommes et renforcer la cohésion de nos sociétés ; les besoins de racines, d’identité, d’éducation, mais aussi d’expression et de création, ne sont pas les moindres de ces besoins ; en adoptant la convention sur la diversité culturelle, à l’Unesco, le 20 octobre dernier, la communauté internationale a reconnu leur importance et leur spécificité ;
- un pilier environnemental, naturellement, pour préserver, améliorer et valoriser l’environnement et les ressources naturelles sur le long terme. Tel est l’objectif d’une écologie humaniste, qui replace l’homme au cœur de notre projet de société et de notre ambition politique. Faut-il rappeler que le mot « écologie » a été forgé sur la racine grecque « oïkos » et que la biodiversité est celle des espèces vivantes, mais aussi de leurs « habitats » naturels ? Et, dans ce domaine particulièrement, comme l’a écrit avant-hier mercredi le Président de la République dans son message à la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se clôt aujourd’hui même à Montréal, « les coûts de l’action – pour considérables qu’ils paraissent – demeurent très inférieurs à ceux du laisser-aller. » La catastrophe qui a dévasté la Nouvelle-Orléans, où j’étais, il y a un mois, jour pour jour, venu au nom du gouvernement, témoigner de la solidarité et du soutien de la France, montre assez combien, la facture des dérèglements climatiques pourrait vite devenir insupportable, si nous ne nous retroussons pas tous nos manches. Quelle que soit la prise de conscience nécessaire de la communauté internationale, où vous savez que la France joue un rôle pionnier, quelles que soient les impulsions que doit donner le gouvernement et je vais y revenir dans un instant, chaque décideur, chaque acteur local, chaque citoyen doit y prendre part, car c’est sur les comportements collectifs et sur les actions individuelles qu’il faut agir. La tâche est immense. Beaucoup a déjà été fait, sur le plan national, depuis 2002. Un plan climat national existe, et le Premier ministre a montré l’importance qu’il accorde à ses objectifs, en intervenant lui-même, le 15 novembre dernier, au premier rendez-vous « Climat 2005 », pour exprimer la volonté du Gouvernement de « passer à la vitesse supérieure ».
Car les réalisations effectives en France, à l'échelle d'une ville ou d'un quartier entier, sont encore trop peu nombreuses et nous n'en sommes même pas au stade de l'expérimentation significative. Même en Europe, l'exemple de Fribourg reste exceptionnel. Il y a bien, au départ, un problème de culture dans notre façon d'aborder le territoire. Comme la ressource en énergie, l'espace a longtemps été considéré comme inépuisable et nous avons du mal à le penser avec économie, en faisant rimer économie et écologie urbaines. Puisque le développement durable, c’est d’abord une projection dans le long terme, il doit intégrer non seulement l'investissement immédiat, mais aussi la maintenance et le coût de fonctionnement de nos ouvrages, équipements ou édifices. Bien sûr, l'investissement immédiat respectueux des cibles de la Haute qualité environnementale est plus important que dans une construction ordinaire, mais ce calcul à court terme doit prendre en compte l'amortissement à moyen terme. Réduire la consommation d'énergie des bâtiments par quatre, à l'horizon 2050, impose de reconsidérer bien des habitudes, pour permettre aux concepteurs de projeter de nouveaux bâtiments efficaces, d'un coût de construction maîtrisé. C'est bien en associant plus étroitement les entreprises, l'industrie, les architectes et les ingénieurs que nous pourront trouver des solutions constructives et architecturales satisfaisantes. "Moins d'esthétique, plus d'éthique" disait-on à la Biennale d'architecture de Venise. Regardons cette architecture émergente, les exemples existent, tels le siège de la région Alsace des architectes Chaix et Morel… J'ai bien conscience du rôle essentiel que doivent jouer les élus territoriaux, pour progresser avec vous. Ainsi a-t-on pu calculer que du fait des décisions d’équipement qu’elles prennent en matière d’aménagement, d’urbanisme, de transports, du fait du patrimoine qu’elles gèrent (les bâtiments, les éclairages publics, les flottes de véhicules) et du fait des activités pour lesquelles elles assurent une compétence de gestion (les transports, les déchets, la distribution d’énergie notamment via les chauffages urbains), les collectivités interviennent directement sur environ 12% des émissions de gaz à effet de serre. L’Etat ayant donné l’impulsion en créant un Plan Climat national, il faut à présent que l’action soit relayée de manière forte au niveau des villes, des départements, des régions. Il nous faut, je crois, du « concret » : nous ne relèverons pas le défi de la lutte contre le changement climatique si nous ne le traduisons pas par des actions très concrètes au niveau local. Réaliser un Plan Climat Territorial, c’est, pour une collectivité locale, le moyen de montrer une volonté politique et de structurer son action. Pour aider et accompagner les collectivités dans cet objectif, un guide, intitulé « Un Plan Climat à l’échelle de mon Territoire », a été élaboré par ma collègue Nelly Olin, ministre de l’écologie et par l’ADEME, dont je souhaite qu’il soit largement diffusé. Seuls les maires et les élus locaux peuvent maîtriser, sur un territoire donné, l'ensemble des dispositifs opérationnels en coordonnant les différents acteurs. Ils peuvent et doivent agir : - par la planification urbaine ; ainsi les documents d'urbanisme, ne peuvent se limiter à la répartition des droits à construire ; ils doivent intégrer désormais la complexité, jusqu'à la gestion de l'eau pluviale, de la production d'énergie, des transports collectifs, de la collecte et du traitement des déchets ;
- par des opérations programmées d'amélioration de l'habitat, avec l'Agence nationale d'amélioration de l'habitat (ANAH) en milieu urbain ou rural, et des opérations programmées d'amélioration technique des bâtiments, avec l'Agence de l'environnement et la maîtrise de l'énergie (ADEME) ;
- par la mise en œuvre des normes de haute qualité environnementale quand c’est possible, et, lorsque ce n’est pas possible, de haute performance énergétique - qui permettent une économie de 8% au moins par rapport à la réglementation thermique en vigueur. - par l’attention portée à la formation continue des professionnels, je pense en particulier aux artisans et aux entreprises du bâtiment, pour adapter leurs savoir-faire aux nouvelles techniques ;
- par l’ambition, la vision, mais aussi l'animation et la gouvernance locale d’un projet qui doit être élaboré et débattu avec les habitants pour réussir. Le ministre en charge de l’architecture rejoint ici aussi l’élu municipal et je ne manque pas, à chacune de mes interventions devant les architectes, d’insister sur le dialogue nécessaire et constant entre le maître d’œuvre, le maître d’ouvrage et les usagers.
En tant que ministre, je suis les chantiers qui ont été engagés par le gouvernement et je compte prendre des initiatives. Je suis fier des incitations fiscales fortes qui ont été mises en place . Les mesures nouvelles prises cette année par le gouvernement permettent aux propriétaires d'alléger la facture de leurs investissements, qu'il s'agisse du taux de la TVA pour les interventions faites sur les constructions existantes, ou du crédit d'impôt pour les acquisitions d'équipements, de matériels et d’appareils destinés aux économies d'énergie ou aux énergies renouvelables, par exemple. Toutefois, je tiens tout particulièrement au dispositif fiscal découlant de la loi Malraux sur la restauration immobilière, car il permet d'engager de véritables politiques de valorisation des centres anciens et nourrit une part importante de l'activité des entreprises locales, dans les secteurs sauvegardés et les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager. J'ai ainsi transmis au Premier Ministre et au ministre chargé du budget une proposition de texte pour le projet de loi de finances 2006 destiné à préserver cet instrument essentiel pour le développement durable de nos quartiers anciens. Je sais les difficultés que vous pouvez rencontrer dans l'articulation des politiques de maîtrise de l'énergie et de valorisation du patrimoine architectural et urbain dans les quartiers anciens. Nous avons besoin de rapprocher vos compétences et toutes celles des professionnels et, pour favoriser l'émergence de solutions satisfaisantes pour tous, je convierai les responsables des directions ministérielles concernées, de l'ADEME et de l'ANAH, notamment, pour engager un véritable travail commun fondé sur l'analyse de démarches expérimentales et de bonnes pratiques. Après la réforme de l'enseignement de l'architecture, je suis destiné à donner toute sa place au développement durable, dans la formation initiale des architectes, certes, mais aussi dans les cycles supérieurs des diplômes de spécialisation et d'approfondissement comme dans la recherche, sans oublier la formation continue des architectes tout au long de leur vie professionnelle. Je sais, à cet égard, les attentes des instances professionnelles et des syndicats. Aussi demanderai-je par conséquent à privilégier les actions concrètes destinées à créer une culture commune, architecturale et technique. Cette action et cette volonté collectives porteront leurs fruits. Parce qu’elles sont issues d’une volonté politique ambitieuse. Parce qu’elles modèlent nos futurs modes de vie dans nos territoires, ruraux ou urbains. Parce que les investissements faits ici forment un patrimoine, un cadre de vie qui ne peut être délocalisé. Parce que nous répondrons aux demandes de formations des professionnels de toutes nature, ouvriers, concepteurs, agents administratifs, artisans, industriels. Oui, en mobilisant toutes les intelligences, toute votre créativité et toute votre expérience, nous inventerons et préparerons ensemble la ville de demain. Je vous remercie.
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La vie politique c’est parfois beau. Magnifique. Mais rien ne vient du hasard ! Jean et Jacqueline Malatray sont des pharmaciens exceptionnels qui travaillent dur au cœur d’un quartier de Tours où rien n’est simple. Ils sont un phare qui émet. Des gens dont le rayonnement humain est exceptionnel. Proches de chacun et pourtant différents de ceux qu’ils côtoient. Une bouée de sauvetage. Une image rassurante de notre pays. Des Français engagés, au sens où leur vie est au service de leur idéal. Avec discrétion, mais avec passion. Du cœur, pas de compromis. De l’ouverture d’esprit, mais des vertèbres. Jacqueline a eu la légion d’honneur. Grâce au Président de la République lui-même qui a accepté ma suggestion. J’ai voulu que la cérémonie de remise soit un hommage simple mais beau aussi bien à elle qui était honorée qu’à celui qui avait immédiatement compris et décidé. Il fallait que ce soit sur place, dans le quartier, devant la pharmacie et sa vitrine brisée. Dans la rue. Sous le regard étonné des habitants dans les étages des hautes façades qui surplombent. Pour sonner juste et donner l’éclat nécessaire, c’est Renaud Dutreil qui m’a fait l’amitié de venir. Il s’est récompensé lui-même, car, dans sa vie de ministre, peu de circonstances ont dû lui sembler aussi fortes et vraies. A l’image de la République que nous servons et que nous aimons. Tout fut dit. Evoqué avec sincérité, chaleur et détermination. Y compris l’incompréhension. La haine. La rupture. Le rapport de force. Les incivilités. Les délits plus lourds. La drogue. Mais également la générosité, le dévouement, le réconfort, la chaleur humaine qui transcende les origines et les classes. Jamais une légion d’honneur épinglée n’aura eu de sens aussi politique, au noble sens du terme. Nous avons tous vécu ce moment comme une halte dans le tumulte où l’on ne sait plus suffisamment hiérarchiser les priorités. Tous les jeunes du quartier, qui étaient déjà nombreux à être venus voir, auraient dû être là. Ne serait-ce que pour les déstabiliser dans leurs certitudes d’être des mal-aimés et dans leurs habitudes de petits fauves rompus à toutes les duretés de la vie. Dans cette rue piétonne où très peu d’activités subsistent, nous avons collectivement incarné une France qui rassemble sans disparaître, qui est ouverte sans s’excuser d’insister. Nous avons fait vivre la diversité et l’unité de la République. La Mairie évidemment avait oublié de tenir ses engagements en n’installant ni sono ni petite tente pour nous protéger de la pluie éventuelle… Le Premier Adjoint au Maire a fait preuve au Conseil Municipal où je ne pouvais être présent faute de dédoublement de son sectarisme habituel. La cohésion sociale ce n’est pas un travail de commission, une réflexion académique en chambre. C’est sur le terrain qu’il faut la faire vivre. C’est là d’ailleurs que l’on constate l’extrême difficulté de l’action quotidienne des services de l’Etat. Passant au pied d’un immeuble, “protégé” à distance par des très jeunes faisant le guet, puis par des adolescents et enfin “gardé” par des jeunes adultes, nous avons vite senti que la porte censée faire accéder à une salle de sport en sous sol était en fait l’accès à un vrai marché de la drogue tant l’odeur était forte… Les “gardiens” qui n’avaient rien d’anges ont dû avoir peur d’une descente de police en nous voyant arriver ! Tant mieux ! Ces scènes de vie quotidienne “habituelle” dans ce quartier suscitent légitimement de vives réactions parmi la population. Les portes d’entrée sont rénovées. Les parkings paysagés. Les locaux pour les poubelles reconstruits à l’extérieur avec du bois exotique. Ce sont de vrais progrès. Mais la violence ordinaire subsiste. Elle fabrique à force de lassitude et d’exaspération la spirale vers l’extrémisme et toutes les formes de racisme. Cet engrenage-là n’est pas encore contrecarré ni enrayé. C’était vraiment palpable. Nous avons beaucoup de fil à retordre et de pain sur la planche avant que la République soit partout efficace, rayonnante et acceptée !
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En tant que membre du conseil d’établissement du C.C.A.S.S de Tours, j’ai été alerté à plusieurs reprises de graves dysfonctionnements dans les maisons de retraite médicalisées de notre ville, liés essentiellement au manque de personnel (sous-effectif) allant jusqu’au décès de pensionnaires dans la plus totale solitude, faute d’accompagnement et de moyens financiers. La liste est longue des désagréments causés par cette situation. Ceci n’est pas acceptable, nos anciens méritent en effet plus de respect et de considération. Comment notre ville réputée jadis pour sa qualité de vie peut-elle accepter une telle dérive ? Monsieur le Maire, en tant que président de droit de l’ensemble des comités d’établissement des maisons de retraite à caractère public de notre ville, comment pouvez-vous tolérer une telle dégradation ? Qu’avez-vous fait afin d’améliorer leur fonctionnement ? Pourquoi avoir négligé les avertissements du personnel relevant de vos compétences ? Comment avez-vous pu laisser se dégrader certaines installations ? Vous n’êtes pourtant pas sans moyens pour agir. Vous ne pouvez pas encore une fois dégager votre responsabilité et ainsi « botter en touche ». La remise en état , l’entretien ainsi que le fonctionnement de ces institutions sont basés sur un contrat de plan Etat-Région. Or depuis cinq ans, le Centre a pris un retard énorme : aucun crédit n’a été affecté à cet effet. Pourquoi le Premier Vice-Président du Conseil régional que vous êtes n’est-il pas intervenu ? Vous devez donc prendre vos responsabilités afin que chaque Tourangeau puisse bénéficier d’un accès aux soins décent, nos aînés sont en droit de l’attendre de votre part. Ne cherchez donc pas de bouc émissaire et surtout pas le personnel qui fait preuve d’un dévouement exceptionnel dans des conditions de travail extrêmement difficiles. A l’heure où nous vivons de plus en plus longtemps et où nos anciens sont de plus en plus nombreux, le fonctionnement et la gestion de nos maisons de retraite doivent être une préoccupation majeure de tout élu digne de ce nom. Il est inadmissible, qu’en ce début de troisième millénaire des personnes âgées ne vivent pas mieux accompagnées et aidées lors de leur fin de vie. Michel RENOU Le 15 février 2003
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Il y eut comme un « léger frisson » dans l’assistance lorsque dans son ordre du jour, devant les troupes et la foule pour une fois assez nombreuse, le Général « 4 étoiles » Poulet parlant des massacres de la 1ère guerre mondiale lança : « quelle connerie la guerre ! ». Le rappel historique toujours nécessaire des dures réalités des guerres du 20ème siècle avec leur cortège de millions de morts met en évidence par a contrario que la paix est un bien précieux, rare qu’il faut savoir préparer et préserver par une politique étrangère et de défense appropriée. La paix se construit grâce à la volonté, aux priorités budgétaires et morales que se fixe une nation, que définit un gouvernement, grâce également à l’esprit de défense que chaque citoyen doit cultiver. La guerre est une horreur. C’est parfois une nécessité lorsqu’il s’agit de défendre sa propre liberté ou celle de peuples auxquels nous sommes liés par des accords réciproques de solidarité, ou dès lors que le droit international défini par le Conseil de Sécurité de l’ONU est bafoué. Il faut donc être toujours vigilant pour que les considérations liées au passé parfois tragique ne génèrent pas un esprit « pacifiste » déconnecté des réalités humaines. L’interpellation du Général Poulet pose en fait la question de la légitimité des buts de guerre. Quand peut-on parler de guerre « juste » ? La perspective de la mort qui est malheureusement inhérente à l’emploi de la force armée – la doctrine du « zéro mort » n’étant qu’une utopie – implique naturellement un grand discernement chez les dirigeants politiques et les chefs militaires avant de recourir à cet engrenage implacable dans sa logique et dans ses conséquences. La guerre est toujours atroce. Elle est cependant une obligation morale vitale pour le respect de la liberté et du droit, dès lors que l’un et l’autre sont directement menacés. En entendant le Général Poulet, je me suis souvenu de notre première rencontre en avril 1993 à Sarajevo lorsque j’accompagnais le Ministre de la Défense François Léotard. Les troupes présentes sur place avaient une mission mal définie : ces casques bleus censés être une force de paix, d’interposition, étaient considérés par chaque partie au conflit comme un ennemi. Ils étaient placés dans une situation de vulnérabilité irresponsable. Il fallait donc d’urgence « durcir » le dispositif, c'est-à-dire construire des abris et autoriser dans certaines conditions l’ouverture du feu. Le Colonel Poulet allait parler devant le Ministre. Je lui ai indiqué qu’il fallait qu’il soit franc, sincère, direct pour que la rencontre ait des conséquences fructueuses. A la fin de son exposé avec force « transparents » illustrant et projetant sur écran les besoins du terrain, il sortit de sa poche un S.A.S. intitulé « Mourir à Sarajevo »… Sacré Colonel ! Sacré Général ! Au fond j’aime l’expression peu diplomatique et quelque peu brutale et provocatrice des militaires lorsqu’elle est un cri du cœur, une incitation à la réflexion, une astuce pour sortir de la torpeur qui est toujours un leurre conduisant non pas à la paix mais en fait à la guerre.
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Depuis notre élection, nous n’avons cessé de faire de la proximité la valeur qui guide notre action afin que les décisions soient enfin prises à l’échelon de responsabilité le plus proche et le plus susceptible d’efficacité politique. Aussi, avons-nous suivi avec attention la création des Conseils de la Vie Locale en application de la loi sur la « démocratie de proximité ». Ces organes qui, rappelons-le, ont pour objectif de constituer un « espace de dialogue, de concertation et de proposition » et qui doivent, en principe, permettre aux Tourangeaux de venir librement « confronter leurs expériences, donner leur avis et élaborer ensemble des projets au service de l’intérêt général de la ville », se sont réunis depuis leur constitution et leur installation, ont élu leur bureau et adopté un règlement. Après six mois de fonctionnement, un premier bilan peut d’ores et déjà être fait. A cet égard, les réserves que nous avons émises (absence d’identité dans la délimitation de leur périmètre de compétence et imprécision des règles régissant leur composition, leur mode de fonctionnement et l’attribution de moyens d’action) et que nous avons déjà relatées dans ces colonnes, sont toujours valables et confirment nos craintes relatives à la volonté du Maire d’instaurer un véritable instrument de démocratie. En effet, l’improvisation caractérise leur organisation et la démocratie participative annoncée à grand renfort de publicité semble y être limitée. Loin d’être de véritables lieux de débats et de prises de décisions, ces conseils semblent plutôt destinés à promouvoir l’action du Maire de Tours, Jean GERMAIN : les représentants des habitants, comme ceux des associations, hormis un bref tour de table où ils ont pu faire part de leurs attentes et de leurs interrogations relatives à la qualité de la vie (bruit, stationnement, circulation, environnement, sécurité, propreté…), ayant peu l’occasion de s’exprimer et de donner leur avis, les représentants de la municipalité et de ses services monopolisant la parole. . Car en vérité l’essentiel de ces réunions est consacré à la donnée d’informations et à la présentation des projets du Maire : aménagement de la place Thiers, réalisation du parking des Bordiers, chantier de l’avenue Daniel Mayer…Bien évidemment, sur aucun de ces sujets les représentants des habitants et des associations ne sont consultés, les projets étant à ce stade déjà arrêtés, leurs interventions ne pouvant se borner dès lors qu’à de simples questions pratiques. De même ne peuvent-ils plus interroger directement les représentants des services publics de proximité, le règlement prévoyant désormais de poser les questions uniquement par écrit. Quant à l’assistance, elle est, au fil des séances, qui sont publiques, de plus en plus réduite. Comment pourrait-il en être autrement, quand les dates de réunions changent constamment et que la plupart des membres des conseils (à l’exception des représentants de la municipalité bien sûr !) comme le reste de la population tourangelle n’en sont pas informés ?
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Le drame engendré par la canicule cet été en France avec une surmortalité exceptionnelle n’a épargné ni la Touraine ni notre ville. En effet, avec une augmentation de 83% des décès pour la période du 25 juillet au 31 août (335 décès pour 183 en 2002), les familles tourangelles ont été durement frappées par cette hécatombe qui a ainsi révélé les carences et les dysfonctionnements de notre société. S’il est encore trop tôt pour tirer définitivement toutes les conséquences de cette catastrophe sanitaire et notamment en matière de santé publique, un constat s’impose : l’individualisme, la solitude des personnes âgées, la déliquescence du lien familial et l’indifférence sont certainement au cœur de ce drame. L’individualisme se mutant en égoïsme voire même en non-assistance à personne en danger est une réalité insoutenable et pourtant très actuelle. Le dévouement exceptionnel de celles et ceux qui accompagnent les personnes âgées dans les misères de la vie quotidienne n’est pas en cause. Beaucoup de nos aînés, en raison des départs en vacances de leurs proches et en l’absence de contacts humains, se retrouvent seuls et livrés à eux-mêmes. Certains n’ayant aucune assistance, sont, dès lors au terme des vacances, retrouvés morts. Cette réalité atroce doit nous mobiliser pour trouver les solutions appropriées pour éviter cette apocalypse indigne d’une société soi-disant évoluée, riche, civilisée. A la solidarité familiale, aujourd’hui insuffisante, ne doit pas se substituer, de manière antagoniste, celle de l’Etat ni des collectivités territoriales. On pourra créer des milliers de postes supplémentaires, rénover les maisons de retraites, détecter plus en amont les détresses personnelles ou collectives, si chacun n’y met pas un peu de sien, si nous ne parrainons pas vraiment nos aînés, le système public, malgré le trésor de générosités individuelles, ne fera pas face. L’âge doit conférer des droits. Une écoute. Un respect. Des égards. Sans idéaliser le passé, la réconciliation des générations est un impératif. Avec une vraie proximité, celle de la famille. Bien entendu, si l’attention portée aux personnes âgées est une obligation individuelle à la charge de chacun, elle doit aussi être une priorité pour notre ville. Car cette crise a aussi mis en évidence les dysfonctionnements même si la réalité a été mieux maîtrisée qu’ailleurs et qu’il n’a pas été nécessaire de déclencher le plan « blanc ». Une prise de conscience en matière de prévention est donc nécessaire. Il appartient à notre ville de favoriser un partenariat plus étroit entre tous les acteurs de terrain, médical, paramédical et social, entre le service public et le secteur libéral. Permettre ainsi la création de centre de gestion des appels disposant de tous les numéros utiles ( aide à domicile, soins infirmiers, travailleurs sociaux) à l’image des centres de réception, régulation et transmission des appels qui existent déjà dans le secteur libéral et qui ont fait leurs preuves. Un tel dispositif contribuerait dès lors à désengorger le SAMU ( centre 15) qui pourrait ainsi se consacrer de façon plus efficace et plus sereine à la prise en charge des urgences vitales. Un des enseignements majeurs à tirer de ce douloureux épisode doit inciter les pouvoirs locaux à renforcer les structures médicales existantes et à leur donner les moyens suffisants pour continuer à remplir leur rôle au service du patient. Pour tirer les conclusions de ce mois d’août tragique, nous devons faire preuve d’une extrême lucidité. D’une transparence absolue pour que la vérité et la réalité soient sans aucun fard. Le drame humain auquel nombre de familles doit faire face, interpelle chacun d’entre nous (personnes, familles, associations, collectivités territoriales, Etat) en faisant appel au sens civique et à celui des responsabilités afin qu’une telle hécatombe ne se reproduise plus. Il serait utile qu’un rapport sur la situation à Tours soit présenté au prochain conseil municipal.
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Monsieur le Préfet, Monsieur le Vice-Président du Conseil général, Monsieur le Premier Président de la Cour d'appel, Monsieur le Bâtonnier, Monsieur le Président du COBATY Tours, Mesdames, Messieurs, Je tiens tout d’abord à vous remercier pour votre invitation. C'est avec un grand plaisir que je vous rejoins à Tours, au terme d’une semaine où une part de mes activités ministérielles ont été consacrées à la création et à l’avenir. J’étais tout à l’heure auprès du Premier ministre, au siège d’une entreprise de jeux vidéos, pour annoncer le plan du Gouvernement en faveur de la création numérique. Mercredi, j’ai présenté en conseil des ministres une communication sur la création artistique et culturelle et fait le point des mesures que nous avons prises pour relancer la création et la replacer au cœur de nos politiques culturelles. Un pays qui crée, qui innove, surtout quand il a un patrimoine aussi riche que le nôtre, est un pays qui va de l’avant, s’adresse à son temps et au reste du monde. Oui, la création, c’est l’avenir de notre pays, de notre région, de notre ville. Vous êtes, vous aussi, des créateurs, des concepteurs, des bâtisseurs, des constructeurs, des aménageurs de nos bâtiments, de notre territoire, de notre cadre de vie. Mais aussi de valeurs, d’éthique, d’avenir. Tel est bien le sens de votre réunion et de vos débats d’aujourd’hui. Je sais la somme de compétences, de connaissances, d’expériences et de qualités professionnelles que vous représentez. Vous allez évoquer les multiples enjeux juridiques, techniques, scientifiques, économiques du développement durable dans les domaines de l’urbanisme et de la construction. Je tiens à vous dire combien je compte sur vos travaux, votre réflexion, votre force de proposition, pour nourrir mon action et mes projets d’élu et de responsable politique. Car les enjeux qui sont devant nous sont à la fois difficiles, exigeants et passionnants. Ils sont aussi culturels et politiques. « Satisfaire les besoins de la génération actuelle, sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins » : oui, si l’on retient cette fameuse définition de Gro Harlem Brundtland, qui servit de socle au premier Sommet de Rio, le développement durable, c’est d’abord « notre avenir à tous ». Il nous concerne tous, que nous soyons responsables politiques, économiques, entrepreneurs, experts ou hommes de l’art, citoyens, engagés ou non, dans notre cité, dans notre région, citoyens d’un monde de plus en plus conscient des défis planétaires que nous avons à relever, non pas demain, mais aujourd’hui, pour vivre ensemble, c’est-à-dire pour habiter cette terre, notre seule planète, que selon le proverbe amérindien, « nous empruntons à nos petits-enfants ». Il faut agir et il faut agir maintenant. Bien sûr, tout changement dans nos habitudes ou dans nos façons de faire entraînera des coûts supplémentaires. Mais aussi l’émergence de nouveaux savoir-faire, de nouvelles compétences, de nouvelles performances, de nouveaux marchés. Je suis convaincu des gisements d’activités, d’emplois, du potentiel de commandes, qu’apporteront les réponses et les solutions techniques que vous imaginez pour rendre notre ville, notre cadre de vie du futur, durable. C’est pourquoi je n’oppose pas environnement et croissance. Le temps de l’utopie de la « croissance zéro » est révolu. Le développement durable comporte trois piliers et chacun d’entre eux assure la solidité de l’ensemble de l’édifice : - un pilier économique, qui vise des objectifs de croissance et d’efficacité. Les services que vous offrez ou inventez sont d’abord des résultats, même s’ils sont le plus souvent rémunérés en fonction de ce qu’ils dépensent et non de ce qu’ils permettent d’économiser ;
- un pilier social, et je dirais aussi culturel, pour satisfaire les besoins des hommes et renforcer la cohésion de nos sociétés ; les besoins de racines, d’identité, d’éducation, mais aussi d’expression et de création, ne sont pas les moindres de ces besoins ; en adoptant la convention sur la diversité culturelle, à l’Unesco, le 20 octobre dernier, la communauté internationale a reconnu leur importance et leur spécificité ;
- un pilier environnemental, naturellement, pour préserver, améliorer et valoriser l’environnement et les ressources naturelles sur le long terme. Tel est l’objectif d’une écologie humaniste, qui replace l’homme au cœur de notre projet de société et de notre ambition politique. Faut-il rappeler que le mot « écologie » a été forgé sur la racine grecque « oïkos » et que la biodiversité est celle des espèces vivantes, mais aussi de leurs « habitats » naturels ? Et, dans ce domaine particulièrement, comme l’a écrit avant-hier mercredi le Président de la République dans son message à la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se clôt aujourd’hui même à Montréal, « les coûts de l’action – pour considérables qu’ils paraissent – demeurent très inférieurs à ceux du laisser-aller. » La catastrophe qui a dévasté la Nouvelle-Orléans, où j’étais, il y a un mois, jour pour jour, venu au nom du gouvernement, témoigner de la solidarité et du soutien de la France, montre assez combien, la facture des dérèglements climatiques pourrait vite devenir insupportable, si nous ne nous retroussons pas tous nos manches. Quelle que soit la prise de conscience nécessaire de la communauté internationale, où vous savez que la France joue un rôle pionnier, quelles que soient les impulsions que doit donner le gouvernement et je vais y revenir dans un instant, chaque décideur, chaque acteur local, chaque citoyen doit y prendre part, car c’est sur les comportements collectifs et sur les actions individuelles qu’il faut agir. La tâche est immense. Beaucoup a déjà été fait, sur le plan national, depuis 2002. Un plan climat national existe, et le Premier ministre a montré l’importance qu’il accorde à ses objectifs, en intervenant lui-même, le 15 novembre dernier, au premier rendez-vous « Climat 2005 », pour exprimer la volonté du Gouvernement de « passer à la vitesse supérieure ».
Car les réalisations effectives en France, à l'échelle d'une ville ou d'un quartier entier, sont encore trop peu nombreuses et nous n'en sommes même pas au stade de l'expérimentation significative. Même en Europe, l'exemple de Fribourg reste exceptionnel. Il y a bien, au départ, un problème de culture dans notre façon d'aborder le territoire. Comme la ressource en énergie, l'espace a longtemps été considéré comme inépuisable et nous avons du mal à le penser avec économie, en faisant rimer économie et écologie urbaines. Puisque le développement durable, c’est d’abord une projection dans le long terme, il doit intégrer non seulement l'investissement immédiat, mais aussi la maintenance et le coût de fonctionnement de nos ouvrages, équipements ou édifices. Bien sûr, l'investissement immédiat respectueux des cibles de la Haute qualité environnementale est plus important que dans une construction ordinaire, mais ce calcul à court terme doit prendre en compte l'amortissement à moyen terme. Réduire la consommation d'énergie des bâtiments par quatre, à l'horizon 2050, impose de reconsidérer bien des habitudes, pour permettre aux concepteurs de projeter de nouveaux bâtiments efficaces, d'un coût de construction maîtrisé. C'est bien en associant plus étroitement les entreprises, l'industrie, les architectes et les ingénieurs que nous pourront trouver des solutions constructives et architecturales satisfaisantes. "Moins d'esthétique, plus d'éthique" disait-on à la Biennale d'architecture de Venise. Regardons cette architecture émergente, les exemples existent, tels le siège de la région Alsace des architectes Chaix et Morel… J'ai bien conscience du rôle essentiel que doivent jouer les élus territoriaux, pour progresser avec vous. Ainsi a-t-on pu calculer que du fait des décisions d’équipement qu’elles prennent en matière d’aménagement, d’urbanisme, de transports, du fait du patrimoine qu’elles gèrent (les bâtiments, les éclairages publics, les flottes de véhicules) et du fait des activités pour lesquelles elles assurent une compétence de gestion (les transports, les déchets, la distribution d’énergie notamment via les chauffages urbains), les collectivités interviennent directement sur environ 12% des émissions de gaz à effet de serre. L’Etat ayant donné l’impulsion en créant un Plan Climat national, il faut à présent que l’action soit relayée de manière forte au niveau des villes, des départements, des régions. Il nous faut, je crois, du « concret » : nous ne relèverons pas le défi de la lutte contre le changement climatique si nous ne le traduisons pas par des actions très concrètes au niveau local. Réaliser un Plan Climat Territorial, c’est, pour une collectivité locale, le moyen de montrer une volonté politique et de structurer son action. Pour aider et accompagner les collectivités dans cet objectif, un guide, intitulé « Un Plan Climat à l’échelle de mon Territoire », a été élaboré par ma collègue Nelly Olin, ministre de l’écologie et par l’ADEME, dont je souhaite qu’il soit largement diffusé. Seuls les maires et les élus locaux peuvent maîtriser, sur un territoire donné, l'ensemble des dispositifs opérationnels en coordonnant les différents acteurs. Ils peuvent et doivent agir : - par la planification urbaine ; ainsi les documents d'urbanisme, ne peuvent se limiter à la répartition des droits à construire ; ils doivent intégrer désormais la complexité, jusqu'à la gestion de l'eau pluviale, de la production d'énergie, des transports collectifs, de la collecte et du traitement des déchets ;
- par des opérations programmées d'amélioration de l'habitat, avec l'Agence nationale d'amélioration de l'habitat (ANAH) en milieu urbain ou rural, et des opérations programmées d'amélioration technique des bâtiments, avec l'Agence de l'environnement et la maîtrise de l'énergie (ADEME) ;
- par la mise en œuvre des normes de haute qualité environnementale quand c’est possible, et, lorsque ce n’est pas possible, de haute performance énergétique - qui permettent une économie de 8% au moins par rapport à la réglementation thermique en vigueur. - par l’attention portée à la formation continue des professionnels, je pense en particulier aux artisans et aux entreprises du bâtiment, pour adapter leurs savoir-faire aux nouvelles techniques ;
- par l’ambition, la vision, mais aussi l'animation et la gouvernance locale d’un projet qui doit être élaboré et débattu avec les habitants pour réussir. Le ministre en charge de l’architecture rejoint ici aussi l’élu municipal et je ne manque pas, à chacune de mes interventions devant les architectes, d’insister sur le dialogue nécessaire et constant entre le maître d’œuvre, le maître d’ouvrage et les usagers.
En tant que ministre, je suis les chantiers qui ont été engagés par le gouvernement et je compte prendre des initiatives. Je suis fier des incitations fiscales fortes qui ont été mises en place . Les mesures nouvelles prises cette année par le gouvernement permettent aux propriétaires d'alléger la facture de leurs investissements, qu'il s'agisse du taux de la TVA pour les interventions faites sur les constructions existantes, ou du crédit d'impôt pour les acquisitions d'équipements, de matériels et d’appareils destinés aux économies d'énergie ou aux énergies renouvelables, par exemple. Toutefois, je tiens tout particulièrement au dispositif fiscal découlant de la loi Malraux sur la restauration immobilière, car il permet d'engager de véritables politiques de valorisation des centres anciens et nourrit une part importante de l'activité des entreprises locales, dans les secteurs sauvegardés et les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager. J'ai ainsi transmis au Premier Ministre et au ministre chargé du budget une proposition de texte pour le projet de loi de finances 2006 destiné à préserver cet instrument essentiel pour le développement durable de nos quartiers anciens. Je sais les difficultés que vous pouvez rencontrer dans l'articulation des politiques de maîtrise de l'énergie et de valorisation du patrimoine architectural et urbain dans les quartiers anciens. Nous avons besoin de rapprocher vos compétences et toutes celles des professionnels et, pour favoriser l'émergence de solutions satisfaisantes pour tous, je convierai les responsables des directions ministérielles concernées, de l'ADEME et de l'ANAH, notamment, pour engager un véritable travail commun fondé sur l'analyse de démarches expérimentales et de bonnes pratiques. Après la réforme de l'enseignement de l'architecture, je suis destiné à donner toute sa place au développement durable, dans la formation initiale des architectes, certes, mais aussi dans les cycles supérieurs des diplômes de spécialisation et d'approfondissement comme dans la recherche, sans oublier la formation continue des architectes tout au long de leur vie professionnelle. Je sais, à cet égard, les attentes des instances professionnelles et des syndicats. Aussi demanderai-je par conséquent à privilégier les actions concrètes destinées à créer une culture commune, architecturale et technique. Cette action et cette volonté collectives porteront leurs fruits. Parce qu’elles sont issues d’une volonté politique ambitieuse. Parce qu’elles modèlent nos futurs modes de vie dans nos territoires, ruraux ou urbains. Parce que les investissements faits ici forment un patrimoine, un cadre de vie qui ne peut être délocalisé. Parce que nous répondrons aux demandes de formations des professionnels de toutes nature, ouvriers, concepteurs, agents administratifs, artisans, industriels. Oui, en mobilisant toutes les intelligences, toute votre créativité et toute votre expérience, nous inventerons et préparerons ensemble la ville de demain. Je vous remercie.
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Le 30 mai dernier, le Tribunal de Grande Instance tranche et décide de liquider les Foyers accès dont la situation financière est au fil des mois et des non-décisions, devenue impossible. Pourtant, de nombreuses tourangelles et tourangeaux, des parents des personnes âgées, 20 000 adhérents et 387 salariés espéraient, sans trop y croire, dans une ultime décision de la ville en leurs faveurs. Espérances inutiles, le maire s’en lave les mains et préfère invoquer l’intérêt des contribuables… Puisque c’est le tribunal, qui, a sa place, prend cette décision impopulaire. Mais cette liquidation aurait pu et due être évite. Il aurait fallu au maire la volonté politique de parvenir a une solution efficace et durable, avec comme premier souci le service aux habitants et comme premier constat l’irremplaçable travail fourni par les Foyers Acces auprès de tous dans chacun des quartiers de Tours. Depuis des mois, l’opposition réclamait un Conseil.Municipal extraordinaire consacre a cette question. Celui ci aurait permis de manière claire de présenter à tous l’ensemble des problèmes auxquels étaient confrontés les foyers, mais également des enjeux que représentait pour les tourangelles et les tourangeaux le maintien de ces structures. Peine perdue, la mort des foyers était décidée par le maire et le long processus amenant a leurs disparitions déjà programmé. Nous n’avions pourtant eu de cesse d’annoncer à chaque séance que la politique municipale allait provoquer une situation sans issue ; en vain… A l’heure actuelle, aucune solution de rechange n’existe. Les foyers sont en grève… Les garderies aussi. Cet été, rien ne semble prévu pour accueillir tous les enfants de Tours qui ne partiront pas en vacance, puisque le domaine de « La Charpraie » ne suffira pas. Et pour la rentrée, le flou est pire encore… L’opposition, ainsi que certains tourangeaux bien informés, entendent parler « d’une vague réflexion » sur le partage de la ville en quatre zones pour quatre associations ; les Francas, (anciennement « francs et franches camarades ») , la FOL (fédération des œuvres laïques) l’UFCV et l’association Léo Lagrange… Mais pour le moment, rien n’est fait. Non, Monsieur le Maire, cette décision n’est pas acceptable, ni dans sa dimension humaine inadmissible à l’aube du troisième millénaire, ni dans la méthode, démontrant impréparation et improvisation … à moins qu’il ne s’agisse de cynisme. Monsieur le Maire, vous vous réfugiez derrière le souci des impôts du contribuable, mais combien cela leur a t’il déjà coûté ? Et combien cela leur coûtera t-il encore de tout reconstruire après avoir laissé tout disparaître ? Plus précisément, devrons-nous aussi payer le passif ? Monsieur Jean GERMAIN, ne vous sentez vous pas deva,nt les tourangelles et tourangeaux qui vous ont fait confiance, le responsable d’un grand gâchis ?
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Permettre à chacun de vivre en sécurité dans notre ville est un devoir qui incombe à chaque responsable public. Or, force est de constater qu’à Tours, malgré de réels progrès et un travail exemplaire des policiers, beaucoup reste à faire. L’heure n’est pas à l’autosatisfaction déconnectée de la réalité. L’exigence de nos concitoyens reste légitime, leur impatience compréhensible, même si nous avons à réparer les erreurs de la gauche en la matière. Il convient d’abord de mettre un terme au débat stérile sur la part de responsabilité entre compétences nationale et locale. Une nouvelle coopération entre l’Etat et la ville doit être instaurée pour que l’ensemble des citoyens puisse vivre en toute quiétude. En effet, pour que soit rétablie l’autorité publique, il serait plus efficace de mieux coordonner les moyens dans le respect des prérogatives de chacun. Garant de la sécurité des personnes et des biens et de la tranquillité publique, le maire devrait ainsi travailler de manière accrue en partenariat avec la préfecture, la justice, la police nationale, la gendarmerie, les travailleurs sociaux, les gardiens d’immeuble, et plus largement avec tous ceux qui oeuvrent au maintien de la concorde civile. Nous souhaitons donc que des initiatives soient prises afin de permettre à la police municipale de jouer pleinement son rôle de vigilance dans toutes nos rues et dans chacun de nos quartiers, ce qui implique naturellement pour la municipalité un redéploiement plus précis des agents selon les lieux les plus sensibles, un réaménagement adéquat des horaires de travail, une étroite concertation et complémentarité entre les agents chargés de la sortie des écoles, de la surveillance des parcs et jardins, des bâtiments, des gardiens d’immeubles, des travailleurs sociaux, et la mise en place d’une réelle coordination avec les services de l’Etat et la Préfecture. Bien entendu, la répression seule n’est pas suffisante. Dans un souci d’éducation et de prévention, il faudra naturellement veiller à ce que chacun respecte la règle, et pour ce faire, rompre avec l’esprit de mai 1968, qui a trop contribué au développement de l’irresponsabilité, de l’individualisme et de son corollaire : l’insécurité. Il est également vital d’offrir aux plus jeunes de nos concitoyens et particulièrement ceux en difficulté, les moyens d’acquérir cet esprit d’initiative, de civisme et de respect d’autrui indispensable pour contrer les actes de délinquance et de trouble à l’ordre public. Il faut également davantage de lieux de rencontre et une offre sportive de proximité renforcée. A cet égard, près d’un an après la mise en liquidation des anciens foyers ACCES voulue par Jean Germain, on ne peut que s’inquiéter de l’absence de mise en place de véritables activités socio-éducatives de remplacement pouvant accueillir la totalité des jeunes précédemment inscrits. Chaque quartier devrait pouvoir compter sur une structure adaptée et conforme aux attentes des Tourangelles et des Tourangeaux. Combien de temps faudra-t-il attendre pour qu’enfin soit mis en place un véritable plan ORSEC au niveau municipal afin de lutter contre l’insécurité et rétablir la justice ? L’Etat et le département sont d’ores et déjà prêts, qu’en est-il de la ville de Tours ?
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A l’approche de la Toussaint où les chrysanthèmes vont envahir nos cimetières en souvenir de nos disparus, il me semble important de donner un « coup de chapeau » au service municipal des espaces verts chargé de fleurir et décorer notre ville. Cette année encore ils se sont surpassés et nous avons toutes et tous pu profiter, ainsi que les touristes ayant visité Tours, de leur véritable sens artistique. Alors Mesdames et Messieurs les jardiniers, bravo pour le travail, discret et splendide que vous effectuez chaque jour au service de vos concitoyens et du rayonnement de notre cité. Au moment où, souvent à tort, beaucoup de nos compatriotes critiquent le travail de nos fonctionnaires, le service des espaces verts par son travail et sa compétence fait la preuve que ces reproches sont injustifiés. Alors encore bravo à toutes et tous et émerveillez nous encore !
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La crise « du CPE » que nous venons de traverser nous rappelle, à nouveau, combien il est difficile, même lorsque l’urgence et les circonstances l’exigent, de réformer notre pays. Toute annonce d’un nouveau projet, aussi modeste soit-il, peut déclencher une vague de protestation dont l’ampleur peut finalement, en raison des risques d’accidents graves que des grands rassemblements peuvent faire courir aux plus jeunes, amener tout homme politique responsable à devoir suspendre la réforme dans le souci de protéger ces jeunes. Si l’on peut comprendre que des interrogations, des appréhensions et des critiques puissent s’élever, on ne peut admettre que les manifestations servent de prétexte à des actes de violence et à des dégradations inacceptables. A Tours, comme dans le reste du pays, les tensions se sont exacerbées dans les universités entre les étudiants qui voulaient faire grève et ceux qui voulaient travailler. Un nombre important de lycées a été occupé, bloqué ou fermé. Quels enseignements utiles à tous peut-on tirer de cette crise, sur l’avenir de notre pays, la Démocratie, la République et ses Institutions, les adaptations nécessaires de la France pour affronter les défis du XXIe siècle, et notre aptitude à les mener tous ensemble ? Pour autant faut-il renoncer? Ensemble nous devons travailler pour que les évolutions nécessaires ne soient pas compromises, entravées par toutes sortes de conservatismes et de corporatismes qui empêchent notre pays d’aller de l’avant. Face à l’immobilisme de certains qui, par manque de repères, par ignorance, par peur, par égoïsme ou par confort, refusent les adaptations qui s’imposent, nous devons plus que jamais faire preuve de pédagogie, et sans doute rappeler aussi les principes élémentaires de notre République. Cet objectif commun restera impossible à atteindre sans l’implication d’une majorité de nos concitoyens. Car il est beaucoup plus facile de céder aux sirènes de la démagogie, qui nous mènent toujours au renoncement, que de faire appel au courage et au sens des responsabilités de chacun pour assurer la grandeur de notre pays. Prendre le temps de la concertation mais aussi celui nécessaire de l’explication auprès de nos concitoyens est sans aucun doute une des leçons, une des pistes qu’il faut retenir de cette crise parce qu’il est nécessaire que nos compatriotes comprennent qu’il est urgent que chacun d’entre nous s’interroge : si la France refuse de s’adapter, c’est notre modèle social, notre identité, voire notre République, qui risquent de disparaître….
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Monsieur le Maire, cher Michel Cosnier, Monsieur le Président du Conseil général, cher Marc Pommereau, Monsieur le Président du Conseil régional, cher Michel Sapin, Monsieur le Préfet, Madame la Directrice générale, Monsieur le Président, cher Serge Caillet, Mesdames, Messieurs, Chers amis, C’est avec une grande joie que je vous retrouve aujourd’hui à Château-Renault, dans vos locaux étendus et rénovés. Et je me souviens ici aujourd’hui, de la création, en 1991, de l’Atelier de Production Centre Val-de-Loire (APCVL), sous une forme associative. Vous savez que j’ai encouragé son développement, lorsque je siégeais au conseil régional du Centre. Je me souviens aussi de cette expérience, et elle m’est très utile, lorsque je défends le rayonnement de la France, de son cinéma et de sa culture en Europe et dans le monde. Vous le savez, le cinéma a connu en 2004 une année faste en France, avec près de 195 millions d’entrées en salles. La part de marché du cinéma français a atteint des niveaux élevés, à plus de 38%. Ces chiffres sont les meilleurs depuis 20 ans. 203 longs métrages français ont été produits, qui ont bénéficié d’une mesure décidée par le gouvernement en 2004 : le crédit d’impôt. Je me réjouis de ces résultats qui montrent à la fois le dynamisme de la création cinématographique française et le goût du public pour un cinéma varié, de qualité, en provenance de tous les horizons. Au-delà de nos frontières, les recettes d’exportation des films français ont dépassé 120 millions d’euros en 2003. Après avoir signé la première convention pionnière avec la Région Centre, le 20 septembre dernier à Orléans, j’ai tenu à apporter personnellement mon paraphe à ces avenants, pour marquer l’importance de l’engagement de l’Etat, aux côtés de la Région. Car telle est ma conception de la décentralisation culturelle, où l’Etat assume pleinement ses responsabilités, et où tous les partenaires, Etat, collectivités territoriales, professionnels, agissent ensemble dans un même but : préserver et développer la diversité, la qualité, le dynamisme et la vitalité des créations cinématographiques et audiovisuelles. Les textes que nous allons signer incitent encore davantage la Région à investir dans le cinéma et l’audiovisuel. En effet, comme vous venez de le rappeler, nous allons signer deux avenants. Le premier porte sur l’extension de l’aide à la production audiovisuelle que j’ai décidée. Le second sur l’engagement financier de l’Etat qui s’élève au total à 415 000 €. Cet engagement exerce un effet de levier important, puisque, pour deux euros investis par la région, l’Etat apporte en retour un euro. Cette convention est un acte majeur de soutien à la production et aux tournages en région, c’est-à-dire à l’activité, à l’emploi, à l’attractivité. Et je me réjouis que le bon exemple de la région Centre ait été très largement suivi. A Orléans, j’avais annoncé que dix régions devaient signer de telles conventions en 2004. Cet objectif a été largement dépassé et je m’en félicite : 17 régions ont signé en 2004, 2 en 2005 et j’ai assisté personnellement à la signature de la convention avec la région Auvergne, au château de Ravel, où ont été tourné Les Choristes, le 29 janvier dernier. 5 nouvelles conventions sont en cours de discussion et je compte bien qu’elles aboutissent au cours de cette année. Ainsi, 23 ou 24 régions françaises, sur 26, se seront engagées, aux côtés de l’Etat dans ce grand mouvement que j’ai impulsé, de soutien à la création, au rayonnement de notre cinéma et au développement de l’emploi des artistes et des techniciens du cinéma et de l’audiovisuel dans nos régions. Ce mouvement aura des conséquences très positives, non seulement sur le dynamisme de la production cinématographique française, mais aussi sur notre économie, au bénéfice notamment des industries techniques, et sur l’attractivité de nos territoires. Ce mouvement prolonge l’accompagnement que les pouvoirs publics n’ont cessé de garantir aux professionnels du cinéma depuis près de soixante ans, en aidant les salles, en aidant les producteurs, en améliorant sans cesse la réglementation, pour permettre à cette industrie, à cet art, de se développer et d’exister aux yeux du monde comme l’une des plus grandes cinématographies. Comme je l’ai dit à Clermont-Ferrand, en ouvrant la 27e édition du festival du court métrage, le court métrage est un véritable laboratoire de la création, mais aussi une école permanente des talents. C’est pourquoi j’ai tenu à ce que les régions développent leur action en faveur de la production de courts métrages en s’appuyant sur les conventions Etat-CNC-Régions. Là aussi, la région Centre et l’Etat montrent l’exemple : en 2004, sur les 21 projets aidés au titre de l’aide à l’écriture et au développement, 10 sont des projets de longs métrage et 11 des courts métrages. Au titre des aides à la production, 9 projets de courts métrages ont été aidés, ce qui place la région parmi les toutes premières de France pour l’aide au court métrage. Je rappelle que c’est grâce à l’engagement de la région et de l’Atelier de Production Centre Val de Loire (APCVL) qu’ont émergé de nombreux talents. Je pense, ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, à l’éblouissante prestation d’Elodie Bouchez et de Natacha Régnier dans La Vie rêvée des anges, d’Erick Zonca, couronnée à Cannes, en 1998. Je me réjouis enfin que la convention comporte un partenariat actif de la direction régionale des affaires culturelles et de la Région pour développer le soutien à la diffusion culturelle, par des opérations d’éducation artistique au cinéma et à l’audiovisuel, notamment dans les lycées. Parmi tous ces jeunes amateurs de cinéma, nous préparons aussi l’avenir du cinéma français, en formant les jeunes talents de demain. Je me réjouis que notre région soit une région pionnière et active, qui donne le « la » de l’accueil des tournages. J’ai tenu à ce que le Centre National de la Cinématographie apporte son soutien au « Guide mode d’emploi » de l’APCVL qui est devenu une véritable « Bible » pour tous les professionnels, les formateurs, les créateurs. Sa mise en ligne sur internet en assurera une diffusion que je souhaite encore plus large. L’APCVL va bientôt devenir un établissement public de coopération culturelle (EPCC). Je souhaite que cette nouvelle configuration s’inscrive dans la continuité et dans la fidélité à ses valeurs et à l’esprit qui a présidé à son action depuis sa création. Je souhaite que cette nouvelle étape permette de donner à l’Atelier encore plus de force et d’efficacité dans l’exercice de ses missions, dans le respect des hommes et des femmes qui l’animent. Car l’essentiel n’est pas le statut juridique de l’établissement, mais ses objectifs, ses moyens, ses missions, son équipe. Je n’ai pas par principe de religion toute faite sur telle ou telle formule juridique, pourvu qu’elle soit adaptée à ses missions, qu’elle permette de développer ses moyens d’action et de préserver les hommes. Compte tenu de l’importance de l’engagement de l’Etat et des objectifs communs que nous poursuivons, je souhaite naturellement que l’Etat soit représenté au sein du conseil d’administration de l’EPCC. Notre politique culturelle commune doit continuer à porter ses fruits, grâce à l’addition de toutes les énergies. Vous le savez, et cette question est aujourd’hui au cœur du débat sur l’Europe, les délocalisations inquiètent nos compatriotes. Cette inquiétude nuit à l’idée qu’ils se font de l’Europe. Avec vous tous, et avec les professionnels, nous avons commencé à relocaliser un maximum de tournages sur notre territoire, à préserver plusieurs milliers d’emplois, à susciter de nouvelles vocations et de nouvelles créations, à mieux faire connaître les ressources de notre patrimoine. Continuons. Ensemble. Tel est le sens des engagements que nous signons aujourd’hui.
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Un vendredi soir “culturel” ! Dans un superbe théâtre flambant neuf. Parfaitement intégré à un vieux quartier de Tours. Pour voir un solo de danse interprété par le prestigieux chorégraphe Mark Tompkins. Personne ne le sait, mais authentiquement j'aime beaucoup la danse contemporaine. Et je vais donc voir de très nombreux spectacles. Avec un début de vraie culture... J'arrive. Discrètement. Sans tambour ni trompette ! Je vais au contrôle chercher les places. Sans bousculer personne, ni me faufiler, je croise beaucoup de monde. Les commentaires fusent. Je n'en perçois qu’un : « Tiens ! Il doit y avoir des élections bientôt pour qu'il soit là » ! Spontanément, j'aurais aimé réagir. C’eût été reconnaître une forme de culpabilité, éprouver un besoin d'autojustification. Je n’ai pas de ce fait « bougé ». Mais j'étais vraiment énervé... Personnellement vexé et politiquement remué sans être malheureusement surpris. *** Dans une période où chacun laisse tout détruire, par lâcheté ou par stratégie, la dérision, le nihilisme, le poujadisme s'installent et font de gros ravages. « Par définition », « par principe », « par instruction », un homme politique de droite est un intrus dans le monde culturel... Ras-le-bol de ce sectarisme rampant et partisan ! L'exprimer et le dénoncer n'exclut pas une certaine part de responsabilité ; Nous avons parfois trop déserté. Pas assez reconnu, encouragé, respecté. « Par nature », « par tactique », par une sorte de « misérable pléonasme », un député ne sort que par démagogie, mené par d’évidentes arrières-pensées, et inspiré par de tardives précautions... Tout serait guidé par la campagne électorale ! Qu'importe que je ne sois conjoncturellement candidat à rien ! Pour que je sorte, c'est que j'éprouve le besoin d'être vu, de manipuler, de me fondre dans la foule pour y être l'un des leurs... Pensait certainement mon contradicteur, tant la spontanéité traduit malheureusement une sorte de nouveau réflexe de Pavlov : politique = calcul, voire pire ! *** L'air du temps, ouvrons enfin les yeux, est de ce point de vue redoutable et féroce. Que croire ? Que respecter ? A qui faire confiance ? L'actualité égrène, avec une forme permanente de jouissance et de certitude, faits divers et scandales plus ou moins vérifiés qui créent cette danse infernale du « tous pourris ». Quand saurons-nous faire le tri ? Quand arriverons-nous à rétablir un minimum de jugement critique et de nécessaire réserve ? Pourquoi se précipiter, tête baissée et neurones en sommeil, comme un taureau « programmé » dans l’ amalgame, dans la négation de toute valeur, dans l'absence de tout doute ou de toute précaution ? Pourquoi brûler et salir avec frénésie, sans aucun recul ? À quelle frustration, à quelle décadence, à quelle impunité forcément révoltante correspondent et répondent ces réflexes ? Pourquoi un tel hommage aux sirènes du lepénisme rampant ? Personne ne se rend encore compte que le lit du Front National se nourrit et grossit au rythme de nos « saloperies très ordinaires », qui font de nous des automates et des robots du pire. Que ceux qui ont été électrochoqués par le 21 avril ne l'oublient pas aujourd'hui. À force de tout détruire, voire de laisser calomnier par stratégie, le feu aura tellement pris qu’aucune barrière ne tiendra. Le seul antidote n'est évidemment pas la censure ou la manœuvre. C'est la présence. C'est le combat. C'est le rétablissement de la vérité. C'est la traque de la dénonciation des hypocrisies, qui, au terme de notre torpeur, auront tôt fait de créer un réveil brutal et tragique. C'est, parallèlement, l'obligation morale d'assumer sa responsabilité. Surtout lorsque le peuple souverain vous l’a confiée provisoirement...
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Le 30 mai dernier, le Tribunal de Grande Instance tranche et décide de liquider les Foyers accès dont la situation financière est au fil des mois et des non-décisions, devenue impossible. Pourtant, de nombreuses tourangelles et tourangeaux, des parents des personnes âgées, 20 000 adhérents et 387 salariés espéraient, sans trop y croire, dans une ultime décision de la ville en leurs faveurs. Espérances inutiles, le maire s’en lave les mains et préfère invoquer l’intérêt des contribuables… Puisque c’est le tribunal, qui, a sa place, prend cette décision impopulaire. Mais cette liquidation aurait pu et due être évite. Il aurait fallu au maire la volonté politique de parvenir a une solution efficace et durable, avec comme premier souci le service aux habitants et comme premier constat l’irremplaçable travail fourni par les Foyers Acces auprès de tous dans chacun des quartiers de Tours. Depuis des mois, l’opposition réclamait un Conseil.Municipal extraordinaire consacre a cette question. Celui ci aurait permis de manière claire de présenter à tous l’ensemble des problèmes auxquels étaient confrontés les foyers, mais également des enjeux que représentait pour les tourangelles et les tourangeaux le maintien de ces structures. Peine perdue, la mort des foyers était décidée par le maire et le long processus amenant a leurs disparitions déjà programmé. Nous n’avions pourtant eu de cesse d’annoncer à chaque séance que la politique municipale allait provoquer une situation sans issue ; en vain… A l’heure actuelle, aucune solution de rechange n’existe. Les foyers sont en grève… Les garderies aussi. Cet été, rien ne semble prévu pour accueillir tous les enfants de Tours qui ne partiront pas en vacance, puisque le domaine de « La Charpraie » ne suffira pas. Et pour la rentrée, le flou est pire encore… L’opposition, ainsi que certains tourangeaux bien informés, entendent parler « d’une vague réflexion » sur le partage de la ville en quatre zones pour quatre associations ; les Francas, (anciennement « francs et franches camarades ») , la FOL (fédération des œuvres laïques) l’UFCV et l’association Léo Lagrange… Mais pour le moment, rien n’est fait. Non, Monsieur le Maire, cette décision n’est pas acceptable, ni dans sa dimension humaine inadmissible à l’aube du troisième millénaire, ni dans la méthode, démontrant impréparation et improvisation … à moins qu’il ne s’agisse de cynisme. Monsieur le Maire, vous vous réfugiez derrière le souci des impôts du contribuable, mais combien cela leur a t’il déjà coûté ? Et combien cela leur coûtera t-il encore de tout reconstruire après avoir laissé tout disparaître ? Plus précisément, devrons-nous aussi payer le passif ? Monsieur Jean GERMAIN, ne vous sentez vous pas deva,nt les tourangelles et tourangeaux qui vous ont fait confiance, le responsable d’un grand gâchis ?
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Avril 2002
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